Lali

2 avril 2008

Extraits quotidiens 6

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:58

ludvingsen 2

Le sixième jour, elle a dit qu’elle lirait très lentement, que le texte était très beau et très court. Et la lectrice de Malcolm Ludvigsen a à nouveau ouvert le numéro de la revue Estuaire portant sur l’érotisme interdit, tandis que son regard à lui se posait sur son dos.

un drap verse dans le vent
la chaleur de son corps abondant

je niche dans l’oreiller du ventre
près de la tendresse des cuisses
complainte des jouvences heureuses
aux arômes pleins de chair chaude

(Bruno Roy)

La glace saurait-elle danser?

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 8:10

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La glace saurait-elle danser comme le font les ballerines? Ne voyez-vous pas les jetés et les pointes? Ou est-ce moi qui rêve une fois de plus en regardant une des récentes photos de Géraldine?

Ce que mots vous inspirent 23

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Tous les livres forment un grand texte inachevable formé dans le matériau de toutes les paroles possibles; ils vivent une totalité dont chaque œuvre particulière représente un infime fragment. (Marc Gendron)

Nous voici mercredi. Le jour où je vous offre une phrase. Pour ce que mots vous inspirent. Une phrase qui s’ajoute aux toiles de Daniel K. Tennant, qui peuvent aussi servir à votre imagination.

Vous parlera-t-elle? C’est ce que nous saurons dans une semaine…

Bon mercredi à tous!

Quand clients et serveuses se cotisent

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:25

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Il bougonne, il ronchonne, il critique, il se lamente. Il ne sait faire que ça. Et bien entendu, il faut qu’il fasse cela dans des lieux où il a du public. Au restaurant du coin, par exemple. Mais aujourd’hui, je crois qu’il va attraper son air. Les clients et les serveuses ont amassé de quoi offrir au lecteur d’Howard Wolf un masque avec un magnifique sourire. Ça devrait lui en boucher un coin. Les lèvres, du moins.

Le livre rébarbatif

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 6:25

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Certains soirs, un livre nous semble rébarbartif. Par le thème, par la construction des phrases, à cause de la typographie choisie. Et on a beau tenter de continuer notre lecture, rien n’y fait. Le sens des mots n’a pas cette clarté habituelle. Et on s’entête. Souvent de longues heures. Jusqu’à ce que la fatigue ait raison des mots qui deviennent de plus en plus flous. Mais on dort mal. Et dès les imperceptibles lueurs du jour pour qui n’a pas l’habitude de voir le soleil se lever, on est là, telle la lectrice d’Erich Seidel, devant le livre de la veille. À espérer que le livre ne soit plus rebelle mais ami.