Lali

5 avril 2008

Extraits quotidiens 9

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:58

jacquier

Neuvième jour. La lectrice d’Yvo Jacquier a le cœur qui bat trop vite. Elle sait que c’est le dernier soir, même s’il reste des textes dans le numéro d’Estuaire dont elle s’applique à lire des extraits. Elle sait qu’il y en avait neuf qu’elle voulait lui faire partager. Neuf. Mais lui ne sait rien de ça. Et il attend qu’elle lise. Encore une fois.

La solitude n’est pas l’isolement
Géographie intérieure
Les îles m’apprivoisent
À l’aube déchirée
Ou sous les soleils rouges
De l’été
Fenêtres ouvertes
Sur les odeurs de poissons
Et de sel de mer goûtée
La solitude n’est pas la peur
Dans l’après-midi igné
Je rejoins
L’esprit de l’animal repu

Les îles comme une fièvre

(Louise Cotnoir)

Et si plus personne ne me lit…

Filed under: États d'âme,Couleurs et textures — Lali @ 20:26

teb2

Assise à ma table, je pense à toutes ces heures que je passe à écrire. Peut-être vaines. Mais dont je ne sais plus me passer. Mais dont je ne veux plus me passer. Ces heures qui sont miennes. Précieuses. Ces heures en compagnie des mots. Dont certains, parfois, atteignent quelqu’un. Qui, la plupart du temps, restent lettre morte. Et tout cela est si peu important.

On écrit d’abord pour soi. Et si jamais quelqu’un nous lit, c’est un cadeau du ciel. Et si personne ne nous lit, rien ne nous empêchera d’écrire. Rien ne retiendra le geste. Ni le désir de ce geste.

Et si plus personne ne me lit, je continuerai quand même de m’asseoir là, à ma table, comme l’écrivaine de Theodore Earl Butler. Avec mes mots, mes toiles et mes rêves.

Histoire d’oreilles de lapin

Filed under: Le plaisir des papilles,Vraiment pas sérieux — Lali @ 19:22

lapin or

Maintenant que j’ai mangé ses oreilles, mon lapin Lindt n’a plus du tout la même allure. À un point tel que je me demande si je ne vais pas aller chercher des oreilles de lapin de remplacement. Si, si, ça existe. Et là où on ne penserait jamais trouver une telle chose. Juste à côté du comptoir-caisse de chez Archambault, le grand magasin de musique. Ce qui m’a laissée perplexe. Jusqu’à ce que je fasse le lien. Sans oreilles, les lapins n’entendent plus la musique.

Montgolfières sur la ville

Filed under: Vos traces — Lali @ 17:27

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Les seules montgolfières que j’aie pu voir un jour et ce n’était pas de proche, mais de l’autoroute, ont été celles de l’International des montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu qui se tient tous les mois d’août. Jamais, avant les photos de Denise prises ce matin à Genève, aurais-je pu imaginer que ces engins pouvaient survoler une ville pour le plaisir de cuex qui les regardent…

Un jour, je regarderai les passants de là-haut…

Les titres

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 14:45

arcelin

Combien de fois tombons-nous sous le charme des titres de livres? Et parfois sans rien connaître de l’auteur ou du livre? Parce que le titre est beau. Parce qu’il évoque un souvenir. Parce qu’il exprime le sentiment du moment. Pour aussi tellement de raisons qu’on ne peut nommer et encore moins expliquer. Parce que. Et ce parce que devrait tout dire. Tout exprimer. Tout révéler.

Vous est-il arrivé d’entrer dans des lieux couverts de livres, comme celui de la toile de Jean Arcelin, sans savoir ce que vous cherchiez, sans même chercher, sans objectif, sans idée précise ou préconçue, avec juste cette envie de vous laisser tenter?

Avez-vous un jour succombé pour un titre sans rien savoir du livre? Y a-t-il des titres de livres que vous trouvez inspirants, empreints de poésie ou évocateurs?

Le Parc des trois pays

Filed under: Ailleurs — Lali @ 14:00

3drapeaux

Il m’arrive de rêver de départs, de lieux à voir, à revoir. De me perdre dans la bulle de mes souvenirs lorsque les yeux fermés, je retourne en arrière. À un jour de juillet 1981 dans ce lieu qu’on n’appelait pas encore le Parc des trois pays, mais où les drapeaux étaient déjà plantés, signes d’union, de réunion. Symboles de paix, d’amitié.

Il m’arrive de rêver de départs. De rêver de promenade là. Précisément là, dans cet endroit que d’aucuns ont décidé de préserver. Pour la beauté de l’endroit. Pour la sérénité qui s’en dégage. Avec en tête cette idée que quand les hommes se donnent la main, ils peuvent changer les choses.

Les chaises

Filed under: Vos traces — Lali @ 10:00

2903h

On a déjà installé des chaises à Genève. Denise a bien surveillé la chose. En fait, il ne manque que nous tous pour une photo parfaite. Qui m’accompagne?

Par déduction

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 7:07

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Je rêve du matin où je me lèverai et que je trouverai un décor ressemblant à celui qu’a photographié Géraldine. Mais ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Or, il paraîtrait que les choses longtemps attendues sont meilleures, ce qui signifie, si je sais déduire avec justesse, que quand il sera là, le printemps sera magnifique.