Lali

10 avril 2008

Aux confins de soi-même

Filed under: Couleurs et textures,Mes rencontres littéraires — Lali @ 23:12

reichl

« Un amour est un voyage aux confins de soi-même » a écrit Hélène Ouvrard. A-t-elle répété cette phrase ce jour de mai 1983 alors que nous prenions le thé sous les combles dans l’appartement qu’elle occupait rue du Faubourg Saint-Denis? Il me semble, mais je n’en suis pas certaine.

Nous avons parlé de tant de choses. De ce sur quoi elle travaillait, de la pièce que j’étais en train d’écrire, de l’amie commune qui nous avait réunies le temps de petits fours et d’une tasse de thé, de l’amour (parce que comment ne pas en parler alors que c’est le thème chéri de tous les écrivains), de peinture, de Paris où elle vivait temporairement.

Souvenirs fugaces de celle qui n’est plus et qui m’a accueillie chez elle en toute simplicité. Elle, si passionnée, qui aimait tant la peinture qu’elle aurait – je crois – apprécié que je pose sa citation sur cette toile d’Eva Reichl. Une citation magnifique. Et qui, pour le peu que je sache d’elle, par ses romans, par ses poèmes, par cette unique rencontre, vivait cette phrase et en avait fait son leitmotiv.

Quand un livre lance une invitation

Filed under: Ailleurs — Lali @ 19:21

livre musée

Comment un livre qui n’a pas pas bougé d’une tablette depuis au moins huit ans a-t-il fait pour tomber et se déposer sur le plancher juste à côté de ma chaise de travail? D’accord, il n’était pas seul. Trois sont tombés alors que je n’étais pas là. La biographie de Camille Claudel écrite par Anne Delbée. Un très joli livre qui s’appelle Cahier de Bretagne, dont j’avais oublié l’existence et que je mets de côté pour en parler ces prochains jours. Et le Guide du musée de la musique.

Je n’irai pas dire que je vois dans cette chute un signe. Mais une invitation, peut-être. Une invitation pour Parisiens et Franciliens à aller s’égarer là-bas, aux confins de Paris, dans ce lieu fabuleux qu’est la Cité de la Musique. Et que trop peu connaissent. Parce que le lieu n’est pas en plein centre de Paris.

Et pourtant, la Cité de la musique est un lieu exceptionnel. Pas du genre qu’on visite à toute vitesse entre deux rendez-vous. On y consacre facilement une journée et ce ne sera probablement pas suffisant.

cite de la musique

Je me souviens d’un magnifique piano carré signé Pleyel. Je me rappelle des harpes travaillées comme des bijoux. Des clavicordes, des clavecins et des mandolines. Des instruments de musique hors du commun, de toutes les époques et de partout. Inusités ou connus. Rares ou courants. À perte de vue. Chacun d’eux expliqué savamment mais sans élitisme.

Et je pense à la médiathèque qu’on y trouve, aux concerts qu’on y donne, aux conférences auxquelles on peut assister. Et je me dis que le livre qui a failli me tomber sur la tête, mais qui a eu la gentillesse de s’échouer sur le sol en mon absence, était véritablement une invitation. À parler de cet endroit. Et à y retourner… je crois.

Cette impression de lui ressembler de temps en temps

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 7:51

19e

On ne saura jamais rien de ce lecteur peint au 19e siècle. On ne saura jamais rien que ce que nous inventerons à partir de ce que nous voyons. La toile n’était pas signée, elle a un jour été mise à l’encan, le lien vers elle a disparu.

On ne connaîtra pas d’autres détails que celui-ci : le bonheur visible d’un lecteur plongé dans deux livres à la fois alors que d’autres attendent leur heure. Et dans mon cas, cette impression de lui ressembler de temps en temps.

Du bleu dans les nuages de Géraldine

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 7:24

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Le ciel a pris la pose quelques jours avant le blog-anniversaire des cinq mois de du bleu dans mes nuages. Qui, incidemment, est aujourd’hui même. Le ciel attendait Géraldine.