Lali

30 avril 2008

Les mots de Marie 1

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:59

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La lectrice de Dariya Afanaseva a pris goût au poème du soir, au recueil laissé ouvert pour que d’autres trouvent les mots avec lesquels elle s’est endormie. D’abord avec le numéro de la revue Estuaire qu’elle a laissé ouvert neuf fois pour des Extraits quotidiens, puis avec Le recueil de Rosa Alice Branco, intitulé Épeler le jour, onze fois laissé à qui voudrait lire des exraits. Tellement pris goût à la chose qu’elle ira d’un recueil à l’autre soir après soir. Pour son plaisir. Pour le partage. Qu’elle se promènera dans les livres qui la suivent depuis toujours autant que dans ceux tout nouveaux découverts par hasard ou offerts.

L’outre-vie de Marie Uguay est un de ceux auxquels elle revient depuis près de trente ans. Comme on revient à l’essentiel, à la grandeur des sentiments et à la simplicité des mots. L’outre-vie qui s’ouvre ainsi :

L’outre-vie c’est quand on n’est pas encore dans la vie, qu’on la regarde, que l’on cherche à y entrer. On n’est pas morte encore mais déjà presque vivante, presque née, en train de naître peut-être, dans ce passage hors frontière et hors temps qui caractérise le désir. Désir de l’autre, désir du monde. Que la vie jaillisse comme dans une outre gonflée. Et l’on est encore loin. L’outre-vie comme l’outre-mer ou l’outre-tombe. Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois plus douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaître. Traverser l’opacité du silence, inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte.

Lui seul peut le dire

Filed under: À livres ouverts,Couleurs et textures — Lali @ 23:10

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Il a parcouru le recueil de Mario de Sa-Carneiro plus d’une fois. Mais le lecteur de Rita de Falussy s’arrête toujours à la même page, aux même vers de L’amant sans amant. Analogie avec sa vie? Souvenir d’une autre vie? Lui seul peut le dire.

Je me suis perdu en moi
Parce que j’étais labyrinthe,
Et aujourd’hui, de moi,
Je ne sens plus que les nostalgies.

J’ai traversé ma vie,
Astre fou qui rêvait.
Dans la fièvre du dépassement,
Je n’ai pris garde à ma vie…

C’est toujours hier pour moi,
Je suis sans aujourd’hui ni lendemain :
Le temps qui déserte les autres,
Devenant hier, s’abat sur moi.

Quelqu’un veillait sur elle pour la première fois

Filed under: Couleurs et textures — Lali @ 20:37

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Elle s’endormait partout. En voiture. Sur la plage. En tournant les pages de son livre. À table. Parfois même au beau milieu d’une phrase. Sans signe annonciateur. Comme ça. Et tout ça le décontenançait. Et pourtant, tout était si simple. La lectrice de John Reay n’était plus sur le qui vive, ni en attente, prostrée dans l’absence de sommeil. Elle était dans l’amour et la confiance. Quelqu’un veillait sur elle pour la première fois.

Ce que mots vous inspirent 27

Filed under: Ce que mots vous inspirent,Couleurs et textures — Lali @ 8:00

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Les rendez-vous mémorables sont clandestins.
[ Félix Leclerc ]

Comme chaque mercredi, une citation est là pour ce que mots vous inspirent. Mais peut-être la toile de l’artiste Edmund Blair Leighton vous inspirera-t-elle davantage? À moins que les personnages d’Héloïse et d’Abélard dont il s’agit ici ne suscitent en vous quelque souvenir de lecture?

À vous de vous laisser porter où vous amènera votre imagination. Il n’y a pas de règles. Que le bonheur des mots et celui du partage. Des mots que nous lirons dans une semaine puisque la phrase restera là jusqu’à mercredi prochain, moment où je validerai d’un seul coup tous les commentaires.

Bonne semaine à vous tous! Et que les muses soient avec vous!

Tandis que les heures s’égrènent

Filed under: États d'âme,Mon Montréal,Signé Lali — Lali @ 6:44

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Les heures s’égrènent à l’horloge du journal La Presse et près de Gand, où Jean-Marc et Cath attendent des nouvelles. À l’heure ou le premier, dans les circonstances, voit tout un pan de sa vie défiler. Des éclats de rire, des chansons, de la complicité, ses 20 ans, tous ces souvenirs qui rendent la vie précieuse quand ils sont teintés du sceau de l’amitié indéfectible.

Et tandis que le temps coule, lentement, comme dans le sablier du temps qui fait son œuvre, je voudrais juste lui dire qu’à 6000 km de lui, je pense à lui. Juste ça, que je pense à lui très fort.

Promesse d’avril

Filed under: Signé Lilas,Vos traces — Lali @ 5:50

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Ils sont là. Prêts à s’ouvrir. Comme une promesse d’avril qui se réalisera en mai. Une promesse retenue par l’objectif de Géraldine. Dont les narines doivent frétiller de bonheur. Le lilas blanc a cet effet.