
Et maintenant, Romaggiore.

Et maintenant, Romaggiore.

Deux autres vues de Vernazza, mais le nom du photographe n’est pas indiqué, pas plus que sur les suivantes.

Alors que je viens à l’instant de valider les deux textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire, il est temps de vous proposer autre chose afin que vous le racontiez en vos mots. C’est sur une illustration de saison que mon choix s’est arrêté, l’été semblant être sur le point de s’installer pour de bon après un hiver rigoureux et un printemps absent. Pour le plus grand bonheur de tous. Notamment ceux et celles qui aiment lire allongés dans l’herbe, comme la jeune lectrice illustrée par Aeppol.
Glissez-vous à ses côtés, prenez le temps de vous allonger, de rêver. Vous écrirez plus tard. Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, comme le veut l’habitude.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

Encore Vernazza, vue par le photographe Alberto Basso.

Toujours Vernazza, et encoe une photo de Pietro Ottaviano.

Aujourd’hui, nous nous arrêterons huit fois dans les Cinque Terre, en Italie, le temps de huit cartes postales rapportés par ma sœur de son récent voyage en Italie, en France et en Espagne. Premier arrêt qui se prolongera au-delà d’une carte postale, Vernazza, une photo de Pietro Ottaviano.

Quelle magnifique photo mettant à l’honneur la beauté des tulipes que celle-ci, laquelle m’a permis de découvrir le travail de la photographe polonaise Magda Masiczek qui s’intéresse de près aux fleurs.

Je ne suis pas familière avec la littérature jeunesse qui tourne autour de la magie, mais j’ai été attirée par ce premier roman de R.M. Romero où il en est question pour la seule et bonne raison qu’il se déroule à Cracovie en 1939 et dans les années qui suivent.
Celui qu’on nomme le Fabricant de poupées est aussi magicien, mais cela est un secret qu’il ne partage avec personne, jusqu’à ce que Karolina soit propulsée du Pays des Poupées à son monde à lui, grâce à ses talents, la rendant capable de parler et de dire tout ce qu’elle pense.
Ce sont donc deux histoires qui se mènent en parallèle, à savoir celle de la guerre au Pays des Poupées, lequel a été envahi par des rats qui ont détruit sur leur passage et forcé ses habitants à fuir, du moins ceux qui ont échappé au massacre, soldats de bois comme poupées, animaux en peluche et autres jouets, et celle de Cracovie, envahie par les Allemands.
Il est donc question de guerre, d’amitié – celle qui unit le Fabricant et la poupée, mais aussi celle entre eux et un violoniste juif et sa fille –, et de comment on fait de son mieux pour résister alors que tout est contre soi. Et ce, même si on a des talents de magicien.
Vous aurez compris que le tragique l’emporte souvent et qu’il y a bien des larmes au fil des pages et des histoires qui se déploient. Car nul ne sortira intact de cette histoire. Certains y laisseront même leur peau.
Or, j’ai été agréablement surprise de me laisser prendre au jeu, et de croire que les magiciens et les sorciers devaient sûrement exister. Car R.M. Romero est une véritable conteuse.
Mais je ne pense pas que les jeunes de 10 ans sont en mesure de lire un tel roman fantastique, tant en raison de sa longueur que du sujet, malgré ce qu’affirme son éditeur; 13 ans me semblerait plus juste en raison du travail de recherche que cela demande.

Ce qu’elle est mignonne cette fillette de Volendam sur une carte postale envoyée par mon amie Dymphie. Mais que fait-elle avec un panier rempli de jonquilles et non de tulipes?

Certains mots ne se disent plus quand on a attendu trop longtemps. On peut les suggérer, oui, mais pas les prononcer ni les écrire. (Cathy Galliègue)
*toile d’Henrik Schouboe
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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