
Il n’existe pas de trésor plus précieux que la compagnie de quelqu’un qui, dans le silence, comprend chaque recoin de ton âme. (John Green)
*illustration de Natasa Jovanic

Il n’existe pas de trésor plus précieux que la compagnie de quelqu’un qui, dans le silence, comprend chaque recoin de ton âme. (John Green)
*illustration de Natasa Jovanic

J’ignorais totalement que j’avais conservé des carnets d’adresses qui datent sûrement de trente-cinq ans, voire davantage. Ils étaient sagement rangés dans une boîte, avec des lettres, des cartes postales, des programmes de théâtre, entre autres, attendant leur heure. Il a fallu un déménagement et du tri pour que je les retrouve et que j’en examine le contenu.
À l’époque, mon amie Roseline n’avait pas quitté la maison familiale, à deux rues d’ici, mon oncle Guy était toujours vivant, de même que mon cousin Philippe et mon ami Normand. Et tant d’autres. Chantal vivait alors à Vannes, Pauline en Chine, Sonia à Montréal, et j’avais des correspondantes en Turquie, en Roumanie, en Belgique et en France. Les parents de ma filleule ne vivaient pas encore ensemble. D’autres couples se sont séparés depuis. Mais mon amie Marie-Francine a toujours le même numéro de téléphone.
De plus, ces carnets contiennent les numéros de téléphone personnels de plusieurs écrivains québécois, ce qui m’a étonnée. Mais c’est probablement normal, car j’animais alors une émission littéraire à la télévision communautaire.
Nombreux sont les noms qui ne me disent rien du tout. Qui est donc cette Véronique qui habitait Tours? Cette Monique de Madagascar? Cette Mariza du Brésil? Peu importe. Tout est passé à la déchiqueteuse.
Je mérite une pause lecture. La meilleure façon de passer du passé au présent.
*toile d’Anna Bulkina

J’ai vu Nantucket, sa voisine, il y a plus de 40 ans. Martha’s Vineyard, où mon amie Sofie s’est arrêtée lors de son deuxième voyage aux États-Unis il y a quelque temps, demeure donc à découvrir. Mais je ne compte pas traverser la frontière pour quelques années, les raisons sont évidentes.

On ne peut que tomber sous le charme de l’album On s’écrira. Les illustrations de Marie Saarbach accompagnant le texte plein de poésie de Pierre Glémet sont si belles qu’on aurait envie de toutes les retirer pour en couvrir les murs.
En résumé, Lola et Léo s’écrivent pour ne pas se perdre de vue à la suite des vacances d’été à l’occasion desquelles ils se sont rencontrés, mais il ne s’agit pas d’un véritable échange épistolaire. De courtes phrases s’inscrivent au fil des images, relatant des bribes de leur quotidien. Comment circulent-elles? Ce n’est pas clair, et ce n’est pas important. Cela se joue ailleurs. Dans cet espoir de se revoir, dans cette espèce de grand cahier qu’est la vie.
Il est plus complexe que je ne le croyais au départ d’expliquer la forme que prend cette histoire. Et je ne suis pas certaine d’avoir réussi. Il ne me reste qu’à vous inviter à ouvrir cet album. Moments de bonheur garantis. Je n’en dirai pas plus.

Voilà à quoi ressemble une des salles de la Glasgow School of Art.

Qui ne connait pas la couverture de l’album Abbey Road des Beatles? Mais qui possède une carte postale de cette photo prise par Iain MacMillan? Moi! Un envoi de Julien, un traducteur avec qui je travaille, qui était à Londres récemment. L’occasion d’écouter cet album inoubliable. Ça vous tente?

Entre l’envie et le regret, il y a un point qui s’appelle le présent. Il faudrait s’entraîner à y tenir en équilibre. (Sylvain Tesson)
*toile de Berville Brelande

Raphaëlle a 17 ans en 1994 lorsqu’elle quitte les siens pour la grande aventure de sa vie. Londres l’attend, de même que l’espoir de faire partie des nombreuses jeunes filles au service des familles britanniques aisées de la capitale. Espoir qui ne sera pas déçu, car elle sera vite embauchée par une famille qui compte deux enfants.
L’année où je suis sortie de mon aquarium, un roman destiné aux 14 ans et plus, constitue une lecture agréable, par moments amusante, notamment lorsque Raphaëlle décide d’espionner son employeur afin de savoir s’il mène une double vie. Parfois touchante, entre autres quand il est question de la complicité qui unit Harry, sept ans à Raphaëlle, avec qui il peut échanger en français. Par moments distrayante, par exemple quand la narratrice relate ses sorties avec d’autres jeunes filles au pair.
Ce roman qui se veut réaliste ne l’est pas toujours, mais je ne tiendrai pas rigueur à Karine Glorieux pour quelques détails, raccourcis et omissions. Je ne me suis pas ennuyée, et c’est ce qui compte. Et probablement que si j’avais été pas mal plus jeune, j’aurais davantage apprécié ma lecture.
Pour qui a envie de se retrouver il y 30 ans. Pour qui n’a pas oublié ses 17 ans. Pour qui rêve de Londres. Pour qui a envie de lire un roman sans autre but que de nous divertir.






Grâce à mon déménagement/emménagement en cours, j’ai retrouvé un lot de cartes postales rapportées de Belgique en 2005, dont celles-ci, qui me rappellent cette magnifique journée de juillet, sous un ciel bleu de carte postale, que j’ai passée à Redu, en compagnie de mon ami Fabien. Un endroit que je reverrais volontiers si j’en ai un jour l’occasion et que je vous invite à visiter. Un lieu enchanteur pour les bibliophiles, les dévoreurs de livres ou les simples lecteurs.

Une carte postale envoyée de Providence, dans le Rhode Island, qui a été l’occasion de faire connaissance avec l’artiste Max Reinhard.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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