Commentaires récents
Admin:
Archives:
juillet 2026
D L M M J V S
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Une fugue qui ne finit pas

L’illustration de la couverture, signée Benoit Tardif, un artiste que je connais depuis quelque temps grâce aux cartes postales, avait quelque chose d’irrésistiblement attirant. Et cela a suffi pour que Marie-Francine m’offre Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve, paru une première fois en 2011 et dans sa facture actuelle il y a quelques mois. Sans trop savoir dans quelle aventure j’allais m’embarquer en suivant Chloé et Almée.

Et quelle aventure! Je me suis laissée emporter dans cette fugue qui devait durer quelques jours et qui n’en finit pas. Pour la bonne raison que lorsque les adolescentes rentrent finalement chez elles, elle trouve le village vide, totalement déserté. En quelque sorte la preuve qu’il sera bien rasé, comme annoncé, pour faire place à un aéroport.

Le temps de ramasser quelques livres laissés derrière eux par les adultes, car il n’y a plus rien à faire ici, les voilà prêtes à partir à nouveau avec un seul but en tête : voir la mer.

Une ville portuaire les attend bien au bout d’une longue route qu’elles parcourent à bicyclette avant de poser leurs besaces dans une chambre d’hôtel avant de déménager dans un appartement qu’elles partagent avec un poseur d’affiches rencontré au hasard de leurs promenades.

Si elles se laissent d’abord vivre, sans trop se demander de quoi demain sera fait et si leurs parents sont peut-être à leur recherche, leur quotidien prend une autre tournure quand Almée commence à chanter dans un bar, délaissant Chloé par la force des choses alors qu’elle avaient toujours été les meilleures amies du monde depuis l’enfance.

Il est donc ici question de l’amitié, du passage de l’adolescence à la vie adulte, de ce qu’on laisse derrière soi, des rêves qu’on avait, de ceux qui se sont ajoutés, du fait que tout ce qu’on croyait immuable ne l’était peut-être pas.

Un beau roman qui se lit sans envie de le poser. Dont on goûte chaque phrase. Pour le simple plaisir de ne pas avoir les pieds dans la réalité. Car c’est aussi de cela dont il s’agit ici. De cet imaginaire de l’auteure qui nous propose un lieu hors du temps, hors des normes habituelles, hors du cadre rigide de nos points de repère.

Laissez donc vos questions, votre besoin de savoir où cela se passe et de vérifier ce qui n’est pas vérifiable, voire logique, au vestiaire. Vous n’en aurez pas besoin, et de plus, elles seront tout à fait inutiles.

Partez de rien, vous aussi. Et laissez-vous emporter par cette histoire d’amitié. Tout simplement.


Enfants joyeux près de leur village

Je suis une fan de l’illustrateur alsacien Hansi depuis un bon moment. Lilas, qui m’a envoyé cette carte, ne le savait peut-être pas. Pas plus, probablement, que je rêve de voir un jour le musée qui lui est consacré.

Ce que mots vous inspirent 2643

Les adultes se persuadent facilement que leur solution est géniale quand ils n’ont pas à en subir les conséquences.  (Jean-Marie Firdion)

*illustration de Jacqui Taylor

Les mots conjoints 10

Mentir est la preuve qu’on existe. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de René de Groux

Les mots conjoints 9

L’éloge est ce que l’on s’attribue à soi-même afin de ressembler à ce qu’on veut devenir. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de Guy Bardone

Les mots conjoints 8

La ténacité pour qui la tient est perverse pour qui la craint. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de Silvestro Lega

Les mots conjoints 7

Parce que relative, la vérité n’est toujours que potentielle. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile d’Emily Winfield Martin

Les mots conjoints 6

La morale est la prothèse des civilisations. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de Sam Spano

Les mots conjoints 5

L’homme s’attache plus facilement à ce qu’il perd qu’à ce qu’il gagne. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de Dee Nickerson

En vos mots 665

L’hiver est là pour un moment, mais ce n’est pas ce qui va arrêter la jeune lectrice imaginée par l’illustratrice Vester Stamper, laquelle a choisi de profiter d’une journée plus douce pour lire dehors. Couvrez-vous chaudement et joignez-vous à elle afin de nous la raconter en vos mots, comme vous le faites si bien semaine après semaine.

Ce n’est que dimanche prochain que vos textes seront validés, comme je viens d’ailleurs de le faire pour ceux déposés sur la toile de dimanche dernier, que je vous invite à lire et à commenter si vous en avez envie.

D’ici là, bon premier dimanche de l’année et bonne semaine à tous!