
Il est des artistes dont les créations m’émeuvent chaque fois sans que je puisse donner une raison à cela. Et est-ce si important de savoir pourquoi? C’est le cas de Catrin Welz-Stein que vous avez croisée au pays de Lali plus d’une fois.

Il est des artistes dont les créations m’émeuvent chaque fois sans que je puisse donner une raison à cela. Et est-ce si important de savoir pourquoi? C’est le cas de Catrin Welz-Stein que vous avez croisée au pays de Lali plus d’une fois.

Les mots nourrissent, et comme la nourriture, il faut bien les choisir avant de les avaler. (Goliarda Sapienza)
*illustration de Piero Schirinzi

Alors que je viens à l’instant de valider les textes déposés sur la scène livresque de dimanche dernier, que je vous invite d’ailleurs à lire et à commenter, si vous en avez envie, il est temps de vous proposer autre chose à vous mettre sous la dent.
C’est sur un tableau de l’artiste Kathy Lawrence que mon choix s’est arrêté, en espérant qu’il vous inspirera. Comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc plus que le temps d’écrire quelques lignes. C’est avec plaisir que nous vous lirons dans sept jours.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

Quand l’artiste Jaque Baker a peint ce tableau mettant en vedette ce lieu historique qu’elle affectionnait, elle n’avait aucune idée qu’il deviendrait un jour la bibliothèque de Provo et qu’elle y serait pour quelque chose. Découvrez-en la petite histoire ici.

Quand je serai vieille, je me promènerai au pays de Lali, je choisirai des dates au hasard et je redécouvrirai des textes, des livres dont je conserve un vague souvenir, des musiques qui m’ont émue, des tableaux qui m’interpellent encore. Ce sera sûrement le cas de Proserprine, peinte par Dante Gabriel Rossetti, qu’il est possible d’admirer à la Tate Gallery, toujours sur ma liste d’endroits à visiter.


Chaque semaine, ils s’accordent une demi-heure de conversation ou davantage loin des autres. Ils en profitent pour parler poésie et musique, et ils s’enflamment.
Ce mardi-là, il lui a dit que si elle était née à un autre siècle, elle aurait sûrement tenu salon chaque semaine afin de réunir musiciens, écrivains, peintres et sculpteurs autour d’elle, à la manière de George Sand.
Peut-être que certains l’auraient connue plus intimement, mais la plupart auraient rêvé que ça leur arrive. Or, elle n’aurait jamais avoué lequel comptait plus que les autres.
Et elle aurait déposé une sculpture d’elle nue lisant bien en évidence sur un meuble de la pièce où se réunissait sa cour, essentiellement composée d’hommes. Les quelques femmes qui auraient fait partie du groupe auraient admiré (ou envié) cette liberté dont elle usait sans modération.
Peu auraient compris qu’elle n’attendait d’eux qu’une chose : qu’ils la laissent lire.
*sur une sculpture de Jean Pierre Picheny

Un magnifique tableau de Fritz Sonderland, qui regorge de détails à examiner. Un bel envoi de mon amie Anne.

De tous les arts, l’art de vivre est sans doute le plus important. (Deborah Levy)
*illustration d’Anna Speshilova

Il a bien fallu aborder le sujet.
Ça lui brûlait les lèvres, et elle avait les yeux tellement pétillants. Pourtant, elle est d’abord restée évasive, évoquant les 40 ans de sa vie amoureuse qui était bien fade jusqu’à il y a quelques jours. Son premier baiser dont elle conserve un souvenir impérissable. Le premier homme de sa vie, qui ne l’oublierait jamais, lui a-t-il affirmé il y a encore quelques mois. Cet amour à distance jamais consommé il y a 20 ans. Ceux qui n’ont guère laissé de traces. Celui qui l’a brisée et dont elle s’est appliquée à effacer le moindre souvenir, objets comme photos. Celui qui l’a fait rêver à des jours heureux et amoureux, devenu depuis son grand frère.
Puis celui qui fut si important qu’il la troublera toujours. De nouveau de passage dans sa vie. Pourtant, nous savons toutes les deux qu’il disparaîtra sûrement encore. À moins que cette fois-ci,les choses se passent autrement? Pour le moment, il a ajouté des étincelles à ses yeux. Et j’aime la voir ainsi.
*toile de Gabriele Münter
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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