personne n'a besoin de savoir personne d'autre que toi ça reste entre nous juré craché (j'ai tout dit mais pas ça je n'en parlerai jamais de toute façon ça ne se peut pas tu le sais comme moi)
Olivier Adam, Personne n'a besoin de savoir *choix de la lectrice de Mary Winifrid Smith
Quand je trouve de telles cartes postales dans ma boîte aux lettres, je me dis qu’il me faudrait un jardin qui ressemble à celui imaginé par Mila Marquis.
J’ignore qui est l’artiste Upupucyem, à qui l’on doit cette scène croquée au Mint Vinetu Cafe. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que ce fauteuil est pour moi!
Jouir du moment, ce n’est pas s’y abandonner sans arrière-pensée, mais au contraire savoir intensément qu’on le vit. L’aimer pour lui-même, comme on aime tout ce qui va déjà mourir. ( Jean-René Huguenin)
Peut-être que quand on pleure et qu’on sait pourquoi, ce ne sont pas encore des larmes. Les vraies larmes sont sans raison. (Christian Bobin)
Ai-je raison de pleurer? De littéralement fondre en larmes sans raison apparente? D’où me viennent ces larmes? Depuis combien de temps attendaient-elles d’être versées? Me soulagent-elles?
Chaque fois que ça m’arrive, je me pose ces questions. Parfois, j’ai un semblant de réponse, mais la plupart du temps, ce n’est pas le cas. Des fois, je dis que c’est la fatigue. D’autres fois, que c’est en raison du poids que j’ai sur les épaules.
J’aime beaucoup les affiches publicitaires d’une autre époque, et mon amie Sofie le sait bien, elle qui a choisi pour moi celle-ci, signée Eugène Grasset, lors de son récent séjour à Paris. Une carte qui m’a permis de découvrir les grands magasins de la place Chichy.
Choisir une image pour En vos mots me prend toujours un certain temps, car il y en a tant dans ma banque qu’il est toujours difficile de privilégier une scène livresque plutôt qu’une autre.
L’illustration signée Tom Schamp était si invitante que c’est elle qui a gagné cette semaine. À vous maintenant de nous la raconter. Comme le veut l’habitude, aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse amplement le temps d’écrire quelques lignes et même de commenter les textes déposés sur l’illustration de dimanche dernier. C’est avec plaisir que nous vous lirons.
D’ici là, bon dimanche, bonne semaine et bon mois de juin à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Tout semblait bien aller pour mes parents., même si leur vie était loin d’être celle qu’ils avaient il y a quelques années. Marcher était de plus en plus difficile et la moindre tâche leur prenait une éternité. Mais ils étaient là l’un pour l’autre.
Or, il est presque certain qu’ils ne retrouveront jamais un quotidien commun. Ma mère a fait une chute dans l’escalier lundi dernier. Elle est sur un lit d’hôpital avec une importante fracture de l’humérus qui va réduire la mobilité de son bras droit de façon importante. Il y a peu de chances qu’elle puisse se lever seule et s’habiller sans aide.
La vie ne sera plus pareille, d’abord pour elle, puis pour nous. Et je n’ai aucune idée de ce qu’elle sera. Pour l’heure, ma sœur est au chevet de ma mère et je veille sur mon père. Et je compte sur vous pour m’envoyer des ondes positives. Nous en aurons besoin.
Ouvrir ma boîte aux lettres est toujours un plaisir. Je ne sais jamais ce que je vais y trouver. Inutile de vous dire que quand j’ai vu ces coquelicots peints par Matisse, j’ai eu un sourire grand comme ça!
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