Une liberté perdue, puis regagnée, mord à plus belles dents qu’une liberté jamais mise en péril. (Cicéron)
*illustration de Pau Anglada
Une liberté perdue, puis regagnée, mord à plus belles dents qu’une liberté jamais mise en péril. (Cicéron)
*illustration de Pau Anglada
Tu es partout
Tu brûles doucement dans les creux de ma nuit
Tu te penches
Tu te penches et l’odeur de la laine douce
Tu me frottes la peau des joues tu t’enfuis
Tu viens le jour et tu reviens le soir
Hanter mon rêve ou les mouvements oubliés de
mon corps
Un peu comme l’eau un peu comme la forêt
Tu te laisses boire
C’est comme si de toujours je t’avais reconnue
Toute petite et toute longue silhouette
Toi pour qui la place en moi est depuis si longtemps
creusée
La chaleur tant de bras tant de jambes
Toi ma sœur et mon enfant et ma mère
Ma toute infinie familière
Tu me mets au monde
Et tu perces mes paupières
Et tu laves le sommeil séché
François Emmanuel
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice de Fernand Toussaint
Le difficile est ce qui prend un peu de temps; l’impossible est ce qui prend un peu plus de temps. (Fridtjof Nansen)
*toile de Lawrence Alma-Tadema
Écrire ceci sera-t-il toujours le testament
Infini de nos pertes
De ce que nous n’atteindrons définitivement
Jamais?
Pas à pas dans l’éboulement des alphabets
Sous le ciel d’Orion dont la beauté
Nous fait sentir à quel point, fragiles
Nous penserons toujours des utopies
Inguérissables
Éric Brogniet
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice de Lara Roseiro
Faire une découverte consiste à voir ce que tout le monde voit et à penser à une chose à laquelle personne n’a pensé. (Albert von Szent-Györgyi)
*illustration de David Aja
Tandis que ma vie ne cesse d’emprunter des itinéraires saltimbanques
Je ne sais rien de moi
Excepté cette fièvre qui bourdonne dans ma tête
Et monte en moi comme une prière
Célébrant les saisons d’une pensée au regard fou
Pierre Schroven
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice de Julio Gonzalez
La plus grande erreur que l’on puisse faire dans la vie est de craindre continuellement d’en faire une. (Elbert Hubbard)
*toile de Jean-Pierre Alaux
Lampe des soirs
La langue la plus belle
Est ton visage
À la lumière de la lampe.
Tes cheveux montent
Dans le noir souverain,
Les draps nous occultent
La lune qui sourit.
Il m’arrive de ne plus
Me reconnaître
Quand se perd
Dans la saveur de toi
Mon corps
Transfiguré par toi.
Christophe Van Rossom
(dans Piqué des vers! de Colette Nys-Mazure et Christian Libens)
*choix de la lectrice de Walter Heimig
Si les mots viennent du cœur, ils iront droit au cœur, mais s’ils viennent de la langue, ils n’iront pas au-delà des oreilles. (Al-Suhrawardi)
*toile d’Alfred Agache
Optimiste. Adepte de la doctrine selon laquelle le noir est blanc. (Ambrose Bierce)
*toile de Robin Cheers
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