En chacun de nous, une sorte de long monologue intérieur se poursuit toute la vie. On ne peut pas l’interrompre, pas plus qu’on ne peut arrêter la pensée. (Yves Navarre)
*toile de Josephine Grant
En chacun de nous, une sorte de long monologue intérieur se poursuit toute la vie. On ne peut pas l’interrompre, pas plus qu’on ne peut arrêter la pensée. (Yves Navarre)
*toile de Josephine Grant
Ne pas poser des questions pour obtenir des réponses, les questions sont des réponses en soi. Ne pas écrire pour reproduire la réalité, l’écriture est une réalité en soi. (Yves Navarre)
*toile de Severin Grande
La vie distribue des rôles pour un spectacle que certains trop sensibles, ou trop forts ne pourront jamais jouer. (Yves Navarre)
*toile de Michael Gorban
Si l’idée procède de la musique, la musique ne procède pas de l’idée, elle s’écrit sauvagement, note après note, mot après mot, pas à pas, c’est la traversée du gué. (Yves Navarre)
*toile de Jeanne Illenye
Le livre est resté là, ouvert. La personne qui l’a temporairement abandonné est-elle dans la pièce ou partie se promener dans les décor qui s’étale sous nos yeux?
À vous de raconter en vos mots ce que cette scène imaginée par le peintre Karl Ludwig Kaaz vous inspire. Aucun commentaire ne sera validé avant une semaine, ce qui vous laisse amplement le temps de concocter une histoire à la mesure de votre imagination.
À dimanche prochain pour la suite!
On ne décide pas d’écrire un roman, il survient. Il dévore. Il porte en soi le temps de sa course. Il entraîne. Il piaffe. (Yves Navarre)
*toile de Nicholas Hely Hutchison
On se dit que tout arrive trop tard. Et puis, en réfléchissant, quand tout se réduit à l’état d’une image, on comprend que tout arrive toujours trop tôt. (Yves Navarre)
*toile de George Leslie Hunter
Chaque phrase, si elle est émue, pas seulement pensée ou voulue, l’émotion, un frisson, est une éternité en soi. (Yves Navarre)
*toile de Keith Holmes
C’est en cherchant la passoire à thé dans l’armoire que j’ai déplacé le pot qu’il m’a offert il y a plus d’un quart de siècle. Un objet qu’il avait déniché chez un antiquaire, comme bien d’autres qu’il offrait à l’un et à l’autre de ceux qui faisaient partie de son entourage durant son séjour montréalais.
Je n’avais pas pensé à lui depuis longtemps. Sa fin tragique, sa façon de se mettre en colère si on n’abondait pas en son sens, le fait que j’aie décidé de me retirer de son amitié étouffante, tout cela faisait que je ne pensais plus beaucoup à lui sinon qu’en cherchant un livre dans les rayons de la bibliothèque et en tombant sur l’un des siens.
Nous avons pourtant été complices alors que j’étais sa réviseure personnelle et que nous passions au moins trois soirées ensemble par semaine, autant pour travailler que pour goûter à la vie culturelle et gastronomique de Montréal. Je crois même qu’il n’était pas tout à fait malheureux cet automne-là. Je le vois assis dans mon salon à abreuver d’anecdotes les amis rassemblés pour fêter le passage aux années 1990. Comme il riait ce soir-là.
Et c’est ainsi que je veux penser à lui aujourd’hui, un quart de siècle plus tard, alors que j’ai choisi d’offrir ce dimanche à ses mots, afin de souligner l’œuvre de celui qui s’est éteint il y a 21 ans hier.
C’est donc un dimanche en compagnie d’Yves Navarre qui s’ouvre sur ces mots qui sont les siens :
En fait on écrit que pour se sentir libre. L’espace des pages n’a pas de frontières.
*toile d’Eliot Hodgkin
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