La vie est un déploiement, et plus nous voyageons plus de vérités nous saurons comprendre. Comprendre les choses qui sont à notre porte est la meilleure préparation pour comprendre celles qui se trouvent au-delà. (Hypatie d’Alexandrie)
On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est seulement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls. (Orson Welles)
J’avais une idée approximative de cette citation que mon oncle avait un peu trafiquée en conservant l’essentiel de celle-ci quand je suis tombée sur la version intégrale par pur hasard. Et c’est en poursuivant mes recherches que j’ai appris que cette phrase était tirée du film Someone to love dans lequel Welles joue son propre rôle.
Cette citation est-elle vraiment de lui ou du scénariste ou encore des deux?Peu importe. Je veux surtout m’attarder à son sens plus qu’à déterminer qui en est le véritable auteur.
J’ai toujours été convaincue qu’on naît seul et qu’on meurt seul. Mais vit-on vraiment seul en dehors d’une île habitée uniquement par soi-même? Rien n’est moins sûr. On a pour la plupart de la famille, des voisins, des collègues, lesquels font tous partie de notre vie jusqu’à un certain point. Nous ne sommes donc pas seuls, au sens propre du terme. Mais de là à dire que l’amour et l’amitié peuvent créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls, toute une question.
Avoir des amis ne nous rend pas moins seuls. Une relation amoureuse non plus.
Mais l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls quand nous avons des amis ou sommes amoureux me laisse tout de même un peu perplexe. C’est le genre de question à débattre à plusieurs. Qui se lance?
À l’occasion du Salon de la carte postale le weekend dernier, j’ai déniché quelques cartes intéressantes, notamment celles-ci, mettant en vedette le kiosque à musique de Chatham, dans le Massachusetts. Une photo et un tableau signé Grace Chapin. Quelle ambiance!
Il n’est que 7 h 30, mais je suis debout depuis plus de deux heures… Je ferai des courses tout à l’heure et j’irai souper avec mon père, mais pour l’heure, j’écoute Nightnoise, Vous m’accompagnez?
La Vie n’a pas de sens… Ni sens interdit, ni sens obligatoire. Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens et déborde de sens, inonde tout. Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou une autre. Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens. (Christiane Singer)
Dès que ma journée de travail est terminée, je pars retrouver mon père afin de passer un peu de temps avec lui. Il n’est pas évident pour lui de passer ses journées seul même s’il les occupe à du rangement et à l’entretien sommaire de la maison. Ma visite est donc plus qu’attendue, elle est essentielle. Ce ne sont pas les appels de ma mère ou la visite d’un voisin qui sont suffisants. Il a besoin de passer du temps avec sa fille.
Je fais le souper, la vaisselle, le lavage, un peu de paperasserie. Puis, je le laisse se reposer et je rentre chez moi où m’attendent des livres et de la musique. Ainsi se déroulent mes soirées à quelques exceptions près. En effet, demain je verrai mon père le midi et j’irai aux Francofolies le soir.
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