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Un peu de chaleur 1

CORRELL (Helen)

Alors que la canicule, qu’elle dure depuis un moment ou qu’elle soit annoncée, est un sujet qui occupe de nombreuses conversations, comme on le constate grâce à cette illustration signée Helen Correll, m’est venue l’idée de détourner un peu le sujet.
En effet, il ne sera pas question de canicule elle-même, mais de chaleur en ce dimanche, en commençant par cette citation de Kressmann Taylor : Il existe un havre où l’on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.

L’anthologie 3

HILL (Janet) - 33

Entends le souffle, entends la voix de
violoncelle qui sourd entre les algues et
les éclats d’obus.

Traits tirés des guerres.
Soldats de plomb.

Les grandes lèvres du fleuve parlent de
langue maternelle.

Paul Chanel Malenfant, dans Poètes du Noroît

*choix de la lectrice de Janet Hill

Scène d’été

The Birch Tree - illustration de Rudolf Koivu

Comme j’aime cette jolie scène de l’illustrateur finlandais Rudolf Koivu, que m’a envoyée Maria. Comment a-t-elle deviné que j’aimais déjà le travail de cet artiste qui a tant travaillé pour la littérature jeunesse?

L’anthologie 2

DITELBERG (Dennis)

Je cesse de marcher, de toucher
ce qui me retient
de me perdre, je commence
par une phrase
qui va jusqu’à toi.

Jamais le désert ne trahit notre silence.
La faille continue à remuer
sous nos pas
en même temps que tremble ma voix
accordée à la tienne.

Hélène Dorion, dans Poètes du Noroît

*choix de la lectrice de Dennis Ditelberg

Ce que mots vous inspirent 1493

ANCHIN (Lisa) - 1

Sais-tu qu’un arc-en-ciel, si beau soit-il, qui dure au-delà d’un quart d’heure, on ne le regarde plus? (Pierre Perret)

*illustration de Lisa Anchin

L’anthologie 1

DIDIERLAURENT (Véronique) - 29

Entre autre villes

celle où tu reviens au bout
du compte les voyages le flanc
de la montagne taillé d’un coup
d’aile tu n’arrives pas
de très loin retraçant les marches
tes dix-sept ans des nuits d’autrefois
le vague à l’âme à force de trop lire
les poètes dont tu ne redécouvrais
qu’à quarante ans la teneur disait-on
les bâtiments dont seule subsiste la photographie
la pierre au fond du fleuve interdiction
de s’y baigner jadis les plages
les plages de l’ouest et du nord de l’île
ce fleuve dévoré
dont jamais tu ne sens la présence
bien que tu en connaisses les remous
tu le regardes rongé de lumière tu sens
à peine le train sur la piste

Michel Beaulieu, dans Poètes du Noroît

*choix de la lectrice de Véronique Didierlaurent

Ce que mots vous inspirent 1492

AGOCS (Irisz)

À la naissance, on nous donne une étincelle de folie. On n’est rien si on la perd. (Robin Williams)

*illustration d’Irisz Agocs

Marbre 3

FECHIN (Nicolai) - 5

Ce qu’il faut lire
Qu’il faut revenir
Par la normalité
Je décide de quitter
Partout le doute
L’image supérieure
J’entrai dans le bois étincelant
Vivant silencieusement
Pour que rien ne bouge

Daphnée Azoulay, Marbre

*choix de la lectrice de Nicolai Fechin

Ce que mots vous inspirent 1491

BUCHET (Gustave) - 1

L’art n’a pas de détours qu’un œil perçant n’éclaire. (Louise Lemercier)

*toile de Gustave Buchet

Marbre 2

FABRE (Cleir) - 2

Dans l’enclos détaché
Ils ont l’air heureux
Les forêts s’échappent
Et ils se libèrent
À la rapidité des couleurs
À la rapidité du jour
Ils se surprennent avancés
Ils voient leur imagination se remplir

Daphnée Azoulay, Marbre

*choix de la lectrice de Cleir Fabre