ma cuisse quelques plis
la mélancolie
et ta main chaude inlassable
je refuse de mourir comme on détrousse les mots
Anne Peyrouse, Sables d’enfance
*choix de la lectrice de Francesca Lovecchio
ma cuisse quelques plis
la mélancolie
et ta main chaude inlassable
je refuse de mourir comme on détrousse les mots
Anne Peyrouse, Sables d’enfance
*choix de la lectrice de Francesca Lovecchio
J’avais vu dans une boutique les casse-tête des Cracy Cats, de l’illustratrice Linda Jane Smith. Mais j’ignorais qu’il existait des cartes postales de cette série. Quelle joie, donc, d’avoir trouvé dans ma boîte aux lettres cette carte envoyée d’Ukraine par Elena.
un amant à contre-jour de l’enfance
m’apprend la couleur de la neige
l’émeraude des chemins
Anne Peyrouse, Sables d’enfance
*choix de la lectrice d’Ossip Lubitch
Au détour d’une vie qui nous a échappé
dont des bribes me reviennent parfois
à la faveur d’une pièce de Rachmaninov
c’est Stravinski ce soir
pourtant étranger à ce dédale
dans lequel nous nous sommes perdus
peut-être volontairement
qui m’a ramenée sur mes pas
(mai 2015)
*toile de Peter Y. Hsu
Le contact, c’est l’appréciation des différences. (Frederick « Fritz » Perls)
*toile de Jan de Maesschalck
le sud existe dans la marge des mots
croûtés de sang et d’aventures
il y a des clés immenses
lourdes en fer noir
le sud regarde tomber le raisin dans les livres
caresse les dictionnaires comme on apprend à aimer
l’univers devient une fresque restaurée
autour voyelles et consonnes ont des avidités
de saisons vives
Anne Peyrouse, Sables d’enfance
*choix de la lectrice de S. Lamm (dont toute trace a disparu)
La recherche du bonheur est la recherche de nous-mêmes. Le bonheur est différent pour chacun de nous; il est différent comme les vocations : identique et uniforme, il serait sa propre négation. (Jean Prieur)
*toile de Georgina de Albuquerque
Intimité
En attendant le jour où vous viendrez à moi,
Les regards pleins d’amour, de pudeur et de foi,
Je rêve à tous les mots futurs de votre bouche,
Qui sembleront un air de musique qui touche
Et dont je goûterai le charme à vos genoux…
Et ce rêve m’est cher comme un baiser de vous!
Votre beauté saura m’être indulgente et bonne,
Et vos lèvres auront le goût des fruits d’automne!
Par les longs soirs d’hiver, sous la lampe qui luit,
Douce, vous resterez près de moi, sans ennui,
Tandis que feuilletant les pages d’un vieux livre,
Dans les poètes morts je m’écouterai vivre;
Ou que, songeant depuis des heures, revenu
D’un voyage lointain en pays inconnu,
Heureux, j’apercevrai, sereine et chaste ivresse,
À mon côté veillant, la fidèle tendresse!
Et notre amour sera comme un beau jour de mai,
Calme, plein de soleil, joyeux et parfumé!
Et nous vivrons ainsi , dans une paix profonde,
Isolés du vain bruit dont s’étourdit le monde,
Seuls comme deux amants qui n’ont besoin entre eux
Que de se regarder, pour s’aimer, dans les yeux!
Albert Lozeau, Intimité et autres poèmes
*choix de la lectrice de Peter Kuhfeld
L’intelligence se trouve dans la capacité à reconnaître les similitudes parmi différentes choses, et les différences entre des choses similaires. (Madame de Staël)
*toile de Diego Dayer
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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