à la limite rien
le temps s’étire à la limite
il n’y a pas de vide le temps
s’arrête le noir s’étend là où tombe
le rythme l’autre nom du cœur
Michaël Trahan, Nœud coulant
*choix de la lectrice d’Anwen Keeling
à la limite rien
le temps s’étire à la limite
il n’y a pas de vide le temps
s’arrête le noir s’étend là où tombe
le rythme l’autre nom du cœur
Michaël Trahan, Nœud coulant
*choix de la lectrice d’Anwen Keeling
sur la rive
de nos histoires
tremblements de l’inachevé
mains tendues
retrouvées caressées
abandon
toujours le premier
dans lequel emmêlés
nos pas s’impriment
aux pages d’une lettre
jamais postée
(août 2015)
*toile de Fabien Dubois
C’est une de mes toiles préférées de Magritte. Aurai-je l’occasion de la voir en vrai un jour?
Ilse a visé juste en me l’envoyant, sans savoir à quel point j’aime Magritte.
silence
au cas où
il y aurait trop
de mots pour aller
jusqu’au bout
Michaël Trahan, Nœud coulant
*choix de la lectrice d’Erich Heckel
Je connais surtout les lectrices peintes par John Singer Sargent et beaucoup moins ses autres toiles. C’est donc avec un immense plaisir que j’ai trouvé cette scène portuaire envoyée par Keith dans ma boîte aux lettres. Magnifique, n’est-ce pas?
Ce n’est pas l’horizon qui nous manque, mais l’imagination. (Pascal Dessaint)
*toile de Michaël Zancan
carré soudain noir
au fond de la nuit cercle
de feu profond puits la lune
pleine et ronde fiction
où l’alphabet même
se trahit : on ne parle
pas de la même façon
dans le noir
Michaël Trahan, Nœud coulant
*choix de la lectrice de Dan Haycocks
Cette illustration pleine de fantaisie envoyée de Russie par Margaret m’a tout de suite charmée. Si bien que j’ai voulu en savoir plus sur Irina Petelina. Une visite qui m’a occupée encore une fois un long moment tant cet univers est fascinant!
Si tu te concentres trop sur l’objectif que tu n’as pas encore atteint, tu ne remarques pas les victoires que tu obtiens en chemin. (Orson Scott Card)
*toile de Sonja Moser
et la lune
l’horizon d’un monde
chaque jour inachevé
un ramassis de lumière
creusé dans le noir
et la lune commence à plein
se vide en un mois
grand cercle d’ombre
découpé en plein ciel
Michaël Trahan, Nœud coulant
*choix de la lectrice de Robert Perritt Hawkins
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents