Tout est moche dehors. Il y a du café et des scones sortis du four qui n’attendent que moi. J’aurai peut-être même le temps de lire un peu avant de commencer ma journée de télétravail.
Ce n’est peut-être pas LE bonheur, mais il en a le goût.
C’est fou tout ce que je retrouve ces jours-ci en raison du tri qui occupe quelques heures par semaine en vue de mon déménagement/aménagementuel dans la maison où j’ai grandi. Livres, CD, citations, bouts de phrases notés en vue de les réutiliser dans des nouvelles ou des poèmes, illustrations livresques et quelques textes plus longs.
Probablement qu’un peu de tout cela se retrouvera au pays de Lali. Pas tout, forcément, car il y a des phrases sans intérêt dans le lot et des idées qui me semblaient intéressantes sur le coup, mais qui ont perdu de leur attrait.
C’est signe que je vais mieux, comme me l’a dit mon amie Marie-Francine il y a quelques jours. Elle sait à quel point j’aime les livres, l’écriture, la musique, les images. Elle sait combien le pays de Lali m’est cher et même vital. Mon père le savait aussi, lui qui veille sur moi, comme il l’a toujours fait, même si autrement depuis trois mois aujourd’hui.
L’être et l’œuvre d’art se rencontrent silencieusement, presque en catimini, à l’instar d’un premier rendez-vous, sans clameur ni sunlight. (Marco Iodoli)
Il m’arrive de regarder des tableaux pendant un long moment, cherchant comment je pourrais bien y entrer et ne plus en bouger. Comme si c’était possible. Comme si certains rêves pouvaient prendre corps. Ce fut le cas quand j’ai vu cette scène inspirante peinte par l’artiste canadienne Fatima Karashaeva.
Lire pendant des heures serait bien plus agréable que travailler ou ranger.
Plus que sept jours à travailler avant quelques jours de vacances. Des livres m’attendent de même qu’un grand châle dans lequel l’envelopper. Des rendez-vous sont inscrits à l’agenda. La plupart pour le plaisir. Et avec des gens que j’aime. Plus que sept jours.
Qu’il s’agisse des fenêtres de la pièce ou elles lisent ou de celles de la librairie qu’elles fréquentent, les lectrices de l’artiste Amanda Claire se plaisent dans ces aquarelles. Et pas qu’elle!
Comme j’aimerais prendre la place de la lectrice de l’illustratrice Sonia Cavallini et demeurer au chaud jusqu’au printemps avec bouquins, thé ou café et même un chat! Suis-je la seule à avoir un tel souhait?
C’est ce que nous saurons dans sept jours et pas avant, au moment de la validation des commentaires qui me seront parvenus afin de donner vie à cette scène livresque en vos mots. Vous avez donc plus que le temps nécessaire pour écrire quelques lignes et même de lire les textes déposés sur le tableau de dimanche dernier.
Retrouvons-nous dimanche prochain pour la suite. D’ici là, bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.
Quand je pense à ma vie que je trouve imparfaite pour un certain nombre de raisons, je ne peux que me rendre à l’évidence que j’ai beaucoup de chance. En effet, je ne fais pas partie des personnes qui s’ennuient quand elles sont seules. J’aime la lecture, la correspondance, la musique, et bien d’autres activités qui ne demandent pas de compagnie. Je ne fais pas partie des gens qui s’ennuient et qui se privent de sorties et de voyages parce qu’il n’y a personne pour les accompagner.
Mais je suis tout de même heureuse de passer du temps avec mes amis. Même si j’ai parfois hâte de rentrer pour retrouver un livre.
Il faut longtemps à un homme pour apprendre tout ce que la vie a à lui enseigner – et d’abord que l’amour et la compassion sont les seuls authentiques joyaux de ce monde. (Louis Calaferte)
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