tu crispes vers le bord
tu défais le blanc
ce puits si vague
entre les cils
et la dormeuse
donne à l’exil
son nom d’eau sèche
et dure
Claudine Bohi, Naître c’est longtemps
*choix de la lectrice de Carl Duxa
tu crispes vers le bord
tu défais le blanc
ce puits si vague
entre les cils
et la dormeuse
donne à l’exil
son nom d’eau sèche
et dure
Claudine Bohi, Naître c’est longtemps
*choix de la lectrice de Carl Duxa
Les poupées de papier créées par Miss Clara sont de véritables merveilles.
Je ne peux que remercier mon amie Sabine de m’avoir fait découvrir celles-ci.
Je ne m’en lasse pas…
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d’autres fois comme une tortue; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l’on ne sait s’il va vite ou lentement. (Ivan Tourgueniev)
*toile de John Dawson Watson
absence
la roche bise luit sous
la langue lisse de l’eau
lente en allée
que boit le sable
et ton regard en moi
mousses gorgées
de larmes douces
et dans le ciel
ton souffle
caresse à mon cou
soleil aux éclats
présence à vif
dans la vague qui revient
ourlée de la dentelle
de ton rire
Jean Le Boël, Le paysage immobile
*choix de la lectrice d’Oleg Sizonenko
On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu’on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles. (Jean-Paul Fugère)
*toile d’Everett Shinn
et nous serions ainsi
indifférents à toute perte
hors la nôtre
prudents penseurs de paroles
partageant parcimonieusement nos ventrées
soucieux du désordre de la misère
jusqu’à farder la face
du pauvre
émus pourtant des clameurs du stade et de l’arène
prompts à la vindicte
et à l’oubli
ah, le froid m’en glace le dos
Jean Le Boël, Le paysage immobile
*choix de la lectrice de John Pettie
La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces. (Louis Aragon)
*toile de Larry Roibal
Caresses sur la peau du vent
paysages dépouillés de l’homme
habités de regards
douces la pente
et l’herbe
caresses sur la peau du vent
marais mouillères grises
mouillures à nos âmes prégnantes
matières vives
soleil froid des dunes
oyats toison sur la peau
lisse aussi au-dedans
derrière l’horizon, le vide
d’où surgit le jour
Jean Le Boël, Le paysage immobile
*choix de la lectrice d’Alfred Carlton Smith
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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