Le ciel frémit
derrière les paravents
la parole s’accroche
pour ne pas s’évanouir
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Yohanna Demougeot
Le ciel frémit
derrière les paravents
la parole s’accroche
pour ne pas s’évanouir
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Yohanna Demougeot

(illustration d’Elisandra)

(illustration de Bianca Schaalburg)
J’aime beaucoup découvrir les villes par l’entremise d’illustrations. Vraiment beaucoup.
Ces deux cartes envoyées de Berlin ne pouvaient donc que me plaire.
Si bien que j’ai eu envie de les partager avec vous.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir. (George Sand)
*toile de Nikolai Bogomolov
Presque disparus
nous écoutons le monde
distiller son mystère
et comprenons
que l’absence est un ciel
d’où tombent les oiseaux
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Katarzyna Oronska
L’art du comédien est de se ménager et de ne présenter que les apparences des choses. Il doit être froid en brûlant les planches et rester tranquille au milieu des plus grandes furies. (Théophile Gautier)
*toile de Felix Nussbaum
J’attends
l’improbable
l’aria
des tristesses
sur un ciel
en camaïeu
pour dénouer
ce corset de bois
qui me serre le cou
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Charles-Clos Olsommer
Les mots, c’est bien connu, ne servent pas seulement à créer du sens. Ils jouent, ils font l’amour. Ils composent une musique. (Maryse Condé)
*toile de Marcantonio Franceschini
Tu disais
les nacelles iront mourir
au croisement de nos doigts
tu dessinais dans la neige
le triangle fatidique
j’étais l’océan
tu maudissais les algues
je dispersais notre amour
sur un pays sans existence
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Denis Chiasson
Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m’ouvrait, on trouverait des plages. (Agnès Varda)
*toile de Camil Ressu
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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