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En vos mots 627

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C’est encore grâce à une carte postale que j’ai découvert une artiste. Et comme j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette scène mettant en scène une librairie et une lectrice, une illustration signée Nataliia Pavliuk, j’ai choisi de vous l’offrir en ce dimanche afin que vous la racontiez en vos mots, comme vous savez si bien le faire.

Aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, comme c’est l’habitude depuis bientôt douze ans. Vous avez donc amplement le temps d’écrire quelques lignes.

Sur ce, rendez-vous dimanche prochain pour la suite!

En apnée 4
Son corps était un jardin d’empreintes
Toujours fraîches. Elles harcelaient
tes rêves d’étreintes pures.
 
De retrouvailles. D’éternités
chuchotées à l’oreille.

Philippe Labarre, La vie en apnée

*choix de la lectrice de Zhiwei Tu

En apnée 3
La pluie traçait des sillons froids
à la surface de vos caresses.
 
Tu t’en souviens.
 
Comme du feuillage roux
qui bruissait pour vous deux.
 
Comme de ses cheveux
mouillés fleurant le redoux.

Philippe Labarre, La vie en apnée

*choix de la lectrice d’Antony Troncet

Frida vue par Lena

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Trouver dans sa boîte aux lettres une carte postale envoyée par l’artiste qui a peint la toile reproduite sur celle-ci est quelque chose de très spécial et de très rare.
Quelle joie donc ce fut que de recevoir cette merveille de la part de Lena Pirus elle-même!

Ce que mots vous inspirent 2456

VAN OVEN (Coen)

Avoir tort est faussement associé à l’échec. En réalité, le fait d’apercevoir son erreur devrait être célébré, car cela permet un nouveau niveau de compréhension favorisant une prise de conscience. (Zeitgeist)

*toile de Coen van Oven

En apnée 2
Tu ne l’avais jamais vue.
 
Tu l’avais déjà entendue respirer
derrière toi. Tu t’étais retourné
souvent. Pour caresser son vide chaud.
 
Elle était ce silence qui faisait battre
le cœur de ta vie. L’ombre
qui guidait tes pas.
 
L’absence la plus intime. Elle te suivait
depuis trop longtemps. Depuis avant
le contact et le souvenir. Avant
que tout se cherche.

Philippe Labarre, La vie en apnée

*choix de la lectrice de Jean-Paul Schmitt

Ce que mots vous inspirent 2455

SCOTT (Julian) - 2

On dit souvent que l’être humain est le plus intelligent des êtres vivants de notre planète. S’il est aussi intelligent comme on le prétend, pourquoi alors cette prédilection à vouloir tout détruire, que ce soit son environnement naturel jusqu’à même sa propre espèce? (Saïd Guenifi)

*toile de Julian Scott

En apnée 1

Vous étiez de l’inné
de fond. De l’immergé
dans un or extatique
qui vous secouait depuis
toujours déjà. Un océan
de vagues nues rythmant
l’avenir de vos étreintes.

Philippe Labarre, La vie en apnée

*choix de la lectrice de Zois Shuttie

Ce que mots vous inspirent 2454

MAHATO (Ajit)

Le progrès se mesure par la vitesse à laquelle nous détruisons les conditions indispensables à la vie. (Georges Monbiot)

*toile d’Ajit Mahato

Ici-bas 2

DAUTREMER (Rebecca) - 2

Arrive-t-on un jour à vivre comme on
meurt, au-delà de tout désir et de toute
vanité, enfin résolu à se perdre soi-même
en un très long poème où il n’y a pas
d’image?

Marie Bélisle, Ici-bas

*choix de la lectrice de Rebecca Dautremer