le fleuve je voulais la mer
lumineuse et cendrée
depuis le temps
elle ouvrait les heures
c’était bleu c’était clair
le fleuve qu’on appelle avec le nom
Michel Côté, Le privilège de la rive
*choix de la lectrice de Jessie Boswell
le fleuve je voulais la mer
lumineuse et cendrée
depuis le temps
elle ouvrait les heures
c’était bleu c’était clair
le fleuve qu’on appelle avec le nom
Michel Côté, Le privilège de la rive
*choix de la lectrice de Jessie Boswell
Quémandant les rayons parmi les ombres
et l’amour diapré vibrant par nos viscères
nous sommes la source de vie cherchant ses origines
oiseaux noirs du couchant
au seuil du grand silence
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice de Tom Reisz
Si à nos lèvres effleurées des fruits de l’existence
parviennent les rosées d’éternels appétits
la route ambrée connaît son dénouement
par de fins plissements
affectueusement
notre corps amoureux finit par convaincre
les chercheurs du sublime enfoui
au sein des restes d’hier éclats de lendemains
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice d’Ilyas Phaizulline
Bagués d’obscurs rêves
nous errons sur des routes sans parcours tracé
nous les cœurs fragiles lambinant sur les rues
portant au sein les non-lois de l’amour
et dans la voute aux profondeurs de l’être
la chaleur mystique les eaux de l’amitié
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice d’Irene Pfisterer
Nos songes d’ivoire nous pressent
contre princières nuits
épineuses
jonchées de bouquets
de désirs ensorcelés d’aspirations perlées
alors que nous portons vertiges dans nos sacs d’épices
que nous semons l’amour au cœur de nos ravins
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice de Randy Pijoan
Aux plages étendues de nos errements
par les terreaux de notre amour muet
à la crête saignante
entre les vides et les terres cuivrées
survivants diaprés parmi l’aube tendue
nous sommes escarbilles aux robes des nuits mourantes
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice de Silvana Pintozzi
Ainsi qu’une demeure de marées et de vents
érigée sur les rives secrètes de mon histoire
j’ai pour seul territoire ma passion décharnée
Par-delà les hauts lieux les plateaux sillonnés
Mon temple naturel creuse ses racines
aux terres de mon silence
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice de Carlos D. Pulido
Dans le palais de solitudes
sous le thrène de l’eau qui ondoie
j’ai cherché à partager
depuis les creusets du coeur
rubis incandescents
aubes nimbées de braises
tisons attisés de volonté
fureurs éclaboussées
la secrète brûlure
François Baril Pelletier, Les trésors tamisés
*choix de la lectrice de Vihangini Purohit
Tu me manqueras toujours
mais je cueille des volcans
aux plis de ton absence
toute ma force est là
dans cette part de toi
épargnés de l’oubli
Henri Chassé, Morceaux de tempête
*choix de la lectrice de Pierre Boncompain
Parle-moi de l’absence
de ce goût étrange sur la langue
dis-moi ce qu’on perd
piégés par l’espace
nos âmes en rade
au cœur des tourments
Henri Chassé, Morceaux de tempête
*choix de la lectrice de Max Beckmann
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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