Écrapoutir : écrabouiller, écraser, aplatir complètement
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Herbert Reginald Gallop
Écrapoutir : écrabouiller, écraser, aplatir complètement
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Herbert Reginald Gallop
Coudon : interjection exprimant la surprise, l’impatience ou l’incompréhension
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Janice Poltrick Donato
Se dégreyer : enlever son manteau
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de Renata Domagalska
Coûter un bras : coûter la peau des fesses
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’André Deymonaz
Cogner des clous : piquer du nez, s’endormir
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile de François Desnoyer
Je n’en ai pas encore fini avec le livre de Claire Armande, Parlez-vous québécois? dont j’ai tiré des mots et des expressions de chez nous ces deux derniers dimanches afin de les partager avec vous.
Ce dimanche lui sera donc à nouveau consacré, et ce ne sera pas le dernier.
Pour commencer, une toile de l’artiste Michele Del Campo et la signification du verbe crinquer : mettre à l’épreuve, énerver, pomper l’air de quelqu’un.
Le souffle finit toujours
par se perdre
funambule sur son tracé jaune
au bout d’une route
à moins d’en ressortir cul-de-sac
jusqu’au me faut-il aller
défendre mes absences
pour que nos rencontres
sonnent justes.
Caroline Louisseize, Aura
*choix de la lectrice de Tom Flint
Des lignes interrompues
tout obstacle
dans le territoire
doit former le paysage.
Caroline Louisseize, Aura
*choix de la lectrice d’Harrison Fisher
Pour mourir sans regret il faut être si lasse
Pour mourir sans regret des désirs oubliés
Pour mourir sans chagrin pour mourir sans pitié
Faut-il détruire aussi les mains les yeux les faces
Celles-là qui sont nées choisies parmi les races avec un cœur violent par nul amour plié avec des membres durs que rien ne peut lier
Savent chercher la mort parmi les tombes basses
Mais celles qui aimaient celles qui dans leurs bras surent garder parfois dans la froideur des draps
L’amant ou le mari jusqu’à défier les ombres
Fermeront leurs deux yeux par une nuit sans feux
Et jetant leur amour comme un dernier enjeu
Connaîtront le repos creux comme les décombres
Robert Desnos, Destinée arbitraire
*choix de la lectrice de Fritz Zuber-Bühler
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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