Net-frette-sec : brusquement, soudainement
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Henri Lebasque
Net-frette-sec : brusquement, soudainement
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Henri Lebasque
Les nerfs! : Du calme!
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*illustration de Christoper Lautrette
Mouiller à boire debout : pleuvoir abondamment
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Ann Barnes
Mettre les barres sur les T : mettre les points sur les i
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile signe Harriet Barber
Du memérage : des commérages
(dans Parlez-vous québécois? de Claire Armange)
*toile d’Alexandr Averin
Pour une avant-dernière semaine, je vous propose de passer un dimanche en compagnie de mots et d’expressions de chez nous, tirés du livre de Claire Armange, Parlez-vous québécois?
Et pour commencer, celle-ci, à l’intention de la lectrice de Nathalie Armand :
Ne pas manger ses cordons de bottines : ne pas s’énerver
l’obscurité émane du tout premier vertige
des bruits me rappellent ta présence
aussi fluide que l’amour
rien n’empêche le vide de s’approcher
et les monstres de l’âme
les murs n’ont plus le même sens
la voix dans le noir n’est pas celle que l’on croit
Dominic Gagné, Ce beau désordre de l’être
*choix de la lectrice de Gernot Kissel
je n’arrive pas à traduire
la joie soudaine qui m’envahit
à la vue de certains visages
où le monde semble redevenir pur chaos
de nos désirs les plus simples
surgissent les ombres qui nous guident
l’univers tremble au coin de l’œil
l’univers commence par un regard
Dominic Gagné, Ce beau désordre de l’être
*choix de la lectrice de Karin Koch
les objets la lumière se font discrets
il y a l’attente que je connais si bien
la fuite des heures derrière les rideaux
un silence en nous voudrait prendre la parole
dire simplement que la pureté existe encore
Dominic Gagné, Ce beau désordre de l’être
*choix de la lectrice du peintre Hugh Jackson (dont toute trace a disparu)
je répète sans cesse les mêmes maladresses
pour m’approcher de la fragilité
le vent souffle sur ma nuque
les derniers échos de la mer
une porte s’ouvre dans le paysage
des mots aussi usés que ton nom
viennent à notre rencontre
sous de nombreux déguisements
Dominic Gagné, Ce beau désordre de l’être
*choix de la lectrice d’Ivan Stepanovich Ivanov-Sakachev
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents