Arrive-t-on un jour au terme du mouvement,
en cet équilibre où aucun pas n’est possible
ni nécessaire, quand errer ne se conjugue
plus ni dans la faute ni dans l’égarement?
Marie Bélisle, Ici-bas
*choix de la lectrice de >Dario Campanile
Arrive-t-on un jour au terme du mouvement,
en cet équilibre où aucun pas n’est possible
ni nécessaire, quand errer ne se conjugue
plus ni dans la faute ni dans l’égarement?
Marie Bélisle, Ici-bas
*choix de la lectrice de >Dario Campanile
viens doucement te placer
tout contre, juste là
viens que ma main puisse
à tout moment
t’atteindre :
à chaque instant une proximité
Laurance Ouellet Tremblay, Salut Loup!
*choix de la lectrice de François Cognet
que je me rapaille
me leste et m’invente
à déchiffrer
le regard de tes ombres
l’éclat de ce qui n’est pas le mien
Laurance Ouellet Tremblay, Salut Loup!
*choix de la lectrice de Jan De Maesschalck
cette illusion de plénitude
nous l’avons vue cent fois
ronde et rougeoyante
s’élever et pousser son chemin
au-dessus de nous, dès lors dispersés
Laurance Ouellet Tremblay, Salut Loup!
*choix de la lectrice de Laura Adeline Muntz Lyall
Le poème
ce vin de fureur
irrigue les falaises
les phonèmes s’écoulent
sur la moelle de l’aurore
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Philipp Friedrich von Hetsch
Le ciel frémit
derrière les paravents
la parole s’accroche
pour ne pas s’évanouir
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Yohanna Demougeot
Presque disparus
nous écoutons le monde
distiller son mystère
et comprenons
que l’absence est un ciel
d’où tombent les oiseaux
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Katarzyna Oronska
J’attends
l’improbable
l’aria
des tristesses
sur un ciel
en camaïeu
pour dénouer
ce corset de bois
qui me serre le cou
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Charles-Clos Olsommer
Tu disais
les nacelles iront mourir
au croisement de nos doigts
tu dessinais dans la neige
le triangle fatidique
j’étais l’océan
tu maudissais les algues
je dispersais notre amour
sur un pays sans existence
Anne-Marie Desmeules, Cette personne très laide qui s’endort dans mes bras
*choix de la lectrice de Denis Chiasson
l’horizon brode
un navire
loin de la côte
qui prendra les vagues
de l’une à l’autre
de tes hésitations
Virginie Beauregard D., Les derniers coureurs
*choix de la lectrice de Wyndham Lewis
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