le poète aussi tremble
avant d’abandonner
son âme végétale
à la chapelle ardente du vide
il revêt l’ombre
de l’arbre nu
se voile
de ses leçons de ténèbres
accueille la perte
chute encore
jusqu’au règne dissonant des racines
là où la lumière
est l’obscur
qui sait voir
Andrée Christiansen, Racines de neige
*choix de la lectrice de Jacques Zucker

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