Nous n’irons plus revoir la mer,
ses pagodes d’écume,
ses palais d’une seconde,
ses glauques forteresses,
nous n’irons plus à Tréflez.
Nous n’irons plus revoir les tempêtes,
nous baigner à sec dans les dunes,
nous faire garrotter par les tourbillons
et délivrer comme un poème,
nous n’irons plus à Tronoën.
Nous n’irons plus revoir les îles,
accueillir le dernier appel
des amours et des oiseaux
qui s’en viennent mourir au couchant,
nous n’irons plus à Ouessant.
Gérard Le Gouic, Tout amour est dernier amour
*choix de la lectrice d’Eduardo Leon Garrido

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