La lectrice de Madeleine Lesage sait additionner les plaisirs. Le livre, un parc , le chant des oiseaux, les pieds nus. Et qui lit les pieds nus, que ce soit au lit, dans la baignoire, sur le sofa, dans un jardin, à la plage, sait bien que ce n’est pas comme lire avec des chaussures aux pieds. Je ne sais pas comment l’expliquer, par contre. Comme si, en donnant la liberté à nos orteils, on donnait du même coup une liberté à notre pensée pour augmenter notre plaisir.
Et je crois que cette lectrice-là l’a bien compris. Pouvoir caresser le sol de la plante des pieds, des talons et des orteils alors que les yeux et l’esprit se laissent porter par les mots, est un privilège et un doux plaisir de l’existence de biblophile ou autre.
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