Il laisse traîner des mots. Parfois des poèmes, d’autres fois des phrases éparses, des lettres, des extraits de livres qu’il aime, des morceaux de sa propre histoire et de celle des autres. Il laisse traîner des mots. Qu’elle lit avec l’avidité de celle qui aime ses mots, de celle qui aime tout court, de celle qui l’aime.
Et ses mots sont caresses sur sa peau. Et ses mots sont images de tendresse. Et ses mots sont des oiseaux qui s’envolent, des pas sur la plage, des fleurs qui s’épanouissent, des souvenirs qu’on ne voudrait jamais voir périr, la lune qui éclaire et le goût d’un baiser qu’on ne voudrait jamais voir se terminer.
Il laisse traîner des mots. Et la lectrice de Robert Linder, jour après jour, se laisse porter par eux.

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