le temps est aride
je marche nu-pieds
en me brûlant la plante des pieds
sur l’immensité incolore
je ne sais pas quand j’arrive au bord
et je bascule
tu es le précipice inattendu
je ne sais pas
si en bas je trouverai tes bras
ou si je toucherai le fond
avec la plante des pieds
Monica Mansour, Poèmes
*choix de la lectrice d’Harriet Backer

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