Voici ce qui reste
de ma patrie.
La main qui cherche
sans amertume logique
le corps de ces morts.
Je ne sais même plus qui je suis
à l’instant du crépuscule
espace face au temps
éternité blessée
entre la faim et le sanglot.
Cœur en tumulte
dis-moi, mère,
avec ta bouche mouillée
si la mémoire soutient
le monde livide.
Ana Marques Gastão
(dans Les poètes de la Méditerranée)
*choix de la lectrice de Jean Montémont

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