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Le jour où le mort est disparu

Ce n’est probablement pas le meilleur roman de François Désalliers à qui on doit entre autres le très réussi Du steak pour les élèves, roman qui mettait en scène le monde de l’éducation. Mais il n’en reste pas moins que Le jour où le mort est disparu, le plus récent titre du romancier qui a fait ses premiers pas dans l’écriture en écrivant pour le théâtre, se laisse lire, et de plus, avec plaisir.

Et pourtant, ce n’est pas un roman gai. En effet, il y est question d’un homme mort dans son sommeil et dont le corps va être jeté par erreur dans un dépotoir, et de toute l’enquête qui suivra, ses proches croyant à une disparition, bien que personne ne soit en mesure d’expliquer celle-ci. Cette enquête entourant la supposée fugue de Jacques Laverdure laisse perplexes son épouse, ses enfants, son meilleur ami, sa mère, d’autant plus que l’écrivain/vendeur aurait pris le large sans vêtements, sans papiers, sans clé, sans ordinateur. Tout nu, quoi. Et même si on a beau avoir trouvé que l’homme était de temps en temps un peu original, il ne serait quand même pas parti sur les routes en tenue d’Adam.

Désalliers sait raconter. Il sait aussi créer des ambiances, dessiner des personnages. C’est pour cela qu’il sait si bien retenir notre attention de la première à la dernière ligne de ce faux roman policier autant que pas vraiment roman d’amour où il ose ici et là quelques clins d’œil à sa propre vie (personnage écrivain père de quatre enfants, une adolescence dans le sud-ouest de l’île de Montréal, une formation théâtrale, et autres détails que ceux qui le connaissent un peu remarqueront). Le jour où le mort est disparu est un roman qui tient la route, un roman sans prétention et agréable à lire. Ce qui est beaucoup, non?

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