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En vos mots 50

eastman johnson 1

À l’heure où je viens de valider les textes de dimanche dernier autour de la toile de Walter Crane, je me réjouis de voir parmi les signatures habituelles ou occasionnelles celle de MAP. Je lui souhaite donc la bienvenue au pays de Lali et de son En vos mots dominical, qui fêtera bientôt sa première année complète sans qu’une seule toile n’ait été dévoilée par l’un ou l’autre, ou plusieurs.

Je ne vous remercierai jamais assez de jouer le jeu. Sans vous, En vos mots n’existerait pas, au risque de me répéter.

Et sans vous, la lectrice d’Eastman Johnson restera muette, alors que je suis certaine qu’elle a beaucoup de choses à raconter. Elle est donc à vous jusqu’à dimanche prochain. Je la laisse à vos soins et à votre imagination.

Bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 réponses

  1. Depuis quelques jours qu’elle longeait la mer. Livre à la main, pour mieux se dire que le temps passe, même si parfois il a l’air de s’écouler plus doucement que d’habitude. Par moments, elle scrutait l’horizon avec un sourire inquiet.

    Elle était certaine de voir les voiles à l’horion, d’un moment à l’autre. Depuis 80 jours qu’ils étaient partis. Ils avaient déjà cinq jours de retard. Un imprévu en mer, sûrement… Elle était convaincue qu’ils seraient là très bientôt. Elle ne voulait surtout pas entendre les ragots des veilles dames du village qui ne savaient que raconter des drames et des histoires d’hommes perdus en mer. Et elle ne voulait plus les écouter.

    Elle était confiante, il serait là d’un moment à l’autre. Elle était sûre qu’elle lui manquait autant qu’il lui manquait.

    Et puis, maintenant, alors que le printemps pointait le bout de son nez, ils pourient en profiter pour se promener à nouveau au milieu des fleurs à faire de nouveaux projets pour eux et pour Márcia qui attendait son papa, comme un cadeau pour son retour, pour venir au monde sereinement.

    C’est sûr, il serait là bientôt.

    .

  2. ASTUCE

    Le soleil violent agresse la lectrice!
    D’un geste astucieux elle glisse son bonnet
    De l’arrière vers l’avant comme armure protectrice
    Poursuivant sa lecture comme si de rien n’était.;)

    Flairjoy

  3. Elle se dit qu’elle ne se retournera pas.
    Elle sait le voilier au loin déjà
    mais elle lui refuse un regard…

    Elle se prépare à la lente saison
    en solitaire.

    Elle tait l’heure qui s’affole
    et cette grande ombre
    toujours muette
    qui rougira le vague de ses nuits.

    Incertaine elle joint les mains
    comme avant un acte d’amour.

    Elle sait la tendresse sourde
    elle sait le cœur serré
    de l’absence.
    En elle une apparence
    celle d’une autre vie.

    Elle ne lit pas
    elle prie.

  4. Henriette ne s’est pas assise. Elle préférait rester debout pour admirer le lever du soleil. Elle n’avait pas oublié son recueil de poèmes, elle le prenait toujours avec elle. Elle ne pouvait plus s’en passer. Absorbée par sa lecture, elle n’a pas vu le début du lever du soleil mais les premiers rayons commençaient à l’éblouir et se rendit compte, qu’il y avait bien longtemps qu’elle était là, au bord de l’eau. Elle ne regretta pas un instant car le poème d’Alphonse Lamartine qu’elle venait de lire était magnifique…

    Un lever de soleil

    L’Orient jaillit comme un fleuve,
    La lumière coule à long flot,
    La terre lui sourit et le ciel s’en abreuve
    Et de ces cieux vieillis, l’aube sort aussi neuve
    Que l’aurore du jour, qui sortit du Très Haut.

    Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie,
    Et les lèvres de fleurs distillent leur encens,
    Et d’un sein plus léger l’homme aspire à la vie
    Quand un esprit divin vient englober ses sens.

    Notre terre éblouie du rayon qui la dore,
    Nage plus mollement dans l’élastique éther,
    Comme un léger nuage enlevé par l’aurore
    Plane avec majesté sur les vagues de l’air.

    Les pointes des forêts que les brises agitent,
    Bercent l’ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ;
    Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent
    Parfume en s’exhalant le lit voilé des eaux.

    Celui qui sait d’où vient l’aurore qui se lève,
    Ouvre ses yeux noyés d’allégresse et d’amour,
    Il reprend son fardeau que la vertu soulève
    S’élance, et dit  » Marchons à la clarté du jour !  »

    Henriette s’est promise de revenir lire au bord de l’eau avec d’autres poèmes !

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