Je sais, je ne suis pas plus raisonnable que ne l’est la lectrice de James Fitton qui a comme moi préparé du café à des heures impossibles, plutôt que d’aller domir. C’est que je n’ai pas envie… Il y a tant de livres à lire. Et puis la neige qui tombe et que je regarde par la fenêtre. Et puis, c’est si bon le café. Et puis, j’ai envie de musique et d’écriture. Et puis, je ne serai jamais une personne raisonnable quand je ne suis pas tenue de l’être.
Une réponse
Rien de meilleur qu’un café à minuit ou deux heures du matin, cela me paraît tout à fait raisonnable. Si j’avais devant moi tous ceux que j’ai dégustés en nocturne, seule ou partagés, et dès l’enfance, j’aurais de quoi en offrir à tout le pays de Lali et même à une bonne partie de la planète. La première chose que je demande à un hôte, c’est le chemin pour aller à la cafetière… de nuit, sans ameuter toute la maisonnée ! Et je ne manque jamais de faire savoir aux invités qui séjournent à la maison que la cafetière est prête « pour cette nuit ». Je surprends parfois un regard interrogateur, mais quelle joie quand j’entends : « Ah ! C’est chouette, merci ! » Je sais alors que nous nous retrouverons au cœur de la nuit ! Record battu une nuit d’été, à la campagne, quatre adeptes du précieux jus à trois heures du matin qui, sans s’être donné le mot, s’étaient subrepticement levés pour aller en catimini « boire un café » !
Un souvenir… inoubliable !