La lectrice de Jacob Ochtervelt ne semble pas tout à fait convaincue que le choix de son amoureux soit très judicieux à voir la tête qu’elle fait. À moins qu’elle n’ait déjà lu ce livre et qu’elle ne sache pas trop comment le lui dire? Mais il y a visiblement un malaise, car elle est de celles qui ne savent pas cacher leurs émotions.
Vaut-il mieux les cacher? Vaut-il mieux se taire pour ne pas blesser? Elle a bien essayé déjà, mais elle est tellement un livre ouvert que quand elle tente de se rattraper, il est bien évident pour qui la connaît qu’elle a, justement, tenté d’effacer la déception apparue sur son visage à peine quelques secondes, mais que ça ne marche pas.
Curieusement, ça me rappelle quelqu’un. Une qui, un jour de Noël, a redonné le joli chemisier à qui le lui avait offert. Il ne lui allait vraiment pas et plutôt que de faire semblant, elle a carrément dit à sa sœur que le gris du vêtement irait beaucoup mieux à une blonde qu’à une fille aux cheveux foncés parsemés de gris. Bien entendu que la fille de l’histoire, c’était Lali. Je suis incapable de dissimuler mes sentiments… Et la scène que je vois ici ne risque pas de se produire. Un seul homme m’a offert des livres. Et je les ai aimés.

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