On dit de l’écrivaine canadienne Mavis Gallant qu’elle est probablement l’une des figures les plus importantes de la littérature de chez nous, bien qu’elle vive à Paris depuis 1950. On dit aussi qu’elle est une des plus grandes nouvellistes de notre époque.
Or, ce n’est pas avec Voyageurs en souffrance qu’elle me donnera le goût de la lire à nouveau. Cette novella qui raconte en un peu plus de 100 pages l’attente et les contrariétés de trois personnages (un homme, son fils, sa maîtresse) rentrant en Allemagne après une semaine à Paris ne m’a guère emballée. Et encore moins l’histoire d’autres personnages s’intercalant au cœur de la première sans que je puisse en comprendre l’utilité autant au plan littéraire qu’émotionnel. J’ai donc fermé le livre déçue. Par l’histoire. Par les phrases souvent inutilement longues. Par le fait que je ne me suis guère attachée aux personnages, et même pas à Berti, alors qu’en général il m’est facile d’entrer dans la peau des enfants.
Et pourtant, oui, pourtant. Je suis sûre que je suis passée à côté de quelque chose sans savoir tout à fait quoi, mais que je pourrai peut-être définir le jour où je lirai à nouveau Mavis Gallant.

Une réponse
Ceci n’est certainement pas le bon endroit pour vous raconter un événement qui vient juste de m’arriver. Il y a une nana illettrée qui semble-il est tombé folle amoureuse de moi lorsque je prenais une marguerite en photo. Alors de peur de bafouiller elle avait écrit une déclaration d’amour à mon intention et après m’être arrêté elle a commencé :
M… o… n… Mon chèèèèèèèèèèrrre ammmouuuuur
Quand j’ai vu que sa feuille avait au moins une cinquantaine de mots, je lui ai dit « oui » tout de suite. Elle était déçue. Va-ton comprendre les nanas…