Camille Deslauriers, je l’ai longtemps lue avant la publication de son recueil de nouvelles Femme-boa, en 2005, car dès 2000 j’ai commencé à la « suivre » dans XYZ. La revue de la nouvelle, où ont paru quelques nouvelles qui se retrouvent dans ce recueil publié à L’instant même, maison d’édition spécialisée dans la publication de ce « petit genre » appelé nouvelle.
J’ai énormément apprécié Femme-boa, probablement à cause des personnages sculptés avec passion, sans condescendance et sans pudeur; des personnages qui vont au bout d’eux-mêmes et même de leur folie pour qu’explose leur attirance pour la mort; des personnages pour qui l’art, particulièrement la peinture, mais aussi la musique, fait office de raison(s) de vivre, de raison(s) tout court alors que la leur se perd souvent dans les méandres des parcours qu’ils empruntent. Probablement aussi à cause de cette écriture nuancée, noueuse, troublante, échevelée, organisée, colorée, qu’est celle de Camille Deslauriers, Sherbrookoise de naissance.
Un recueil structuré autour de ces femmes qui ont toutes quelque chose du serpent, pas juste la femme-boa, qui clôture le recueil. Ces femmes qui sont, avouons-le, envoûtantes. Comme les nouvelles qu’elles ont inspirées.

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