Dans une autre vie – mais combien en ai-je eues? -, j’ai eu un ami écrivain qui se prenait très au sérieux et qui ne jurait que par Robbe-Grillet.
La mort de ce dernier m’a rappelé certaines de nos conversations. Dieu et le père du nouveau roman, c’était exactement la même chose. Personne ne ferait mieux que lui. Il avait tout inventé. C’était LE maître. J. n’avait que lui en bouche. Il avait même à une certaine époque acheté une bicoque délabrée dans un bled. Il allait être gentleman farmer et écrivain comme son maître.
C’était avant son coup de foudre pour une gamine de 18 ans alors qu’il en avait 49. Il n’a plus écrit depuis. Et je me demande s’il reste encore un peu de l’écrivain peint par Judy Nemer Sklar en lui ou si ses enfants ont remplacé Robbe-Grillet.

Une réponse
J’avais un condisciple qui se prenait pour Baudelaire, l’imitation allait loin : cheveux(!), vêtements… je ne sais pas ce qu’il est devenu car je n’ai jamais entendu parler de ses « Fleurs du mal » !