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Les sonnets de Shakespeare 5

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Sonnet LXXV

Tu es pour mes pensées tel l’aliment pour vivre
ou telle une ondée pour le sol, douce, opportune
ou pour la paix de toi le combat que je livre
est tout pareil qu’entre un avare et sa fortune

là fier comme un qui jouit, et sitôt redoutant
pour son trésor que le temps vienne s’en saisir
là mieux content d’être seul avec toi, l’instant
d’après plus heureux si chacun voit mon plaisir

parfois tout rempli de ta vue dont je festoie
et bientôt affamé d’un regard à crever
ne possédant ni ne poursuivant d’autre joie
sauf ce qui vient de toi ou doit t’être enlevé

tel je languis et me repais jour après jour
glouton de tout de tout privé tour à tour.

William Shakespeare, Sonnets (traduction de Bertrand Degott)

*choix de la lectrice du peintre chilien Israel Roa

2 réponses

  1. comme il décrit bien la  » maladie d’amour  » 🙂 … heureusement , l’amour ne reste pas à ce stade où la confiance est fragile … bonne journée Lali , et merci de nous faire connaitre ces poèmes .

  2. Faut savoir il s’appelait William Sonnets ou William Shakespeare?…

    C’est lassant à la longue. Je trouve.

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