Que tes yeux clairs, tes yeux d’été,
Me soient, sur terre,
Les images de la bonté.
Laissons nos âmes embrasées
Revêtir d’or chaque flamme de nos pensées.
Que mes deux mains contre ton cœur
Te soient, sur terre,
Les emblèmes de la douceur.
Vivons pareils à deux prières éperdues
L’une vers l’autre, à toute heure, tendues.
Que nos baisers sur nos bouches ravies
Nous soient sur terre
Les symboles de notre vie.
Émile Verhaeren, Les heures claires
*choix de la lectrice d’Heinrich von Angeli

3 réponses
Oh que ce poème fait du bien, symboles de vie, un baume sur le coeur, merci!
Bien longtemps que je n’avais pas lu de ses poèmes … Je crois bien me souvenir d’une récitation en classe, j’aimais beaucoup « réciter les poésies » 😉 … on annonçait le titre et l’auteur n’est ce pas avant de commencer … Emile ça coulait tout seul, trois syllabes douces et tendres mais Verhaeren tout à coup c’était rude, et je devais faire attention pour ne pas trébucher … 🙂
Merci pour ce partage
Un très bon week end pour toi et tous tes amis du pays de Lali
Ce poème est magnifique et d’une grande douceur! Ah! les mots d’Emile Varhaeren sont vraiment très beaux.