Excusez-moi d’être vivant
parmi tant de statues érigées noblement
à la gloire du froid.
Excusez-moi d’aimer la vie
sans pudeur, sans angoisse
de la première feuille
à la plus simple image.
Excusez-moi d’être sans haine
quand tous les cœurs battent la charge
Quand tous les yeux lancent la mort.
Je suis ainsi à la surface
je suis pareil aux profondeurs
égal à moi, semblable à ceux
qui marquent toujours la même heure
au centre du cadran solaire.
Pierre Boujut, Les plus beaux poèmes pour la paix
*choix de la lectrice de Luis Bolumar

3 réponses
S’excuser d’être…Ce poème est plus que touchant.
C’est un poème de toute beauté…et j’aime le relire!
Oui, Olivier est toujours vivant, lui aussi. Par votre intermédiaire et le mien, il tient à remercier, ici, Denise et Lou mettant de gentils mots, chez lui comme chez moi … Bonne fin de semaine !