En mémoire de moi
Lorsque tu iras aux collines de mai
voir se lever une lune de cuivre,
un grand genêt d’abeilles jaillira,
bourdonnant de mon cœur entre tes bras,
en mémoire de moi.
Lorsque livrée aux lumières des plages.
tu fouleras les sables d’autrefois,
un bel oiseau d’écume chantera
comme un cristal dans le soleil des âges,
en mémoire de moi.
Lorsqu’endormie, à toi-même donnée,
environnée du vol des souvenirs,
la nuit sera ta blanche solitude,
un silence de fleur s’éveillera
en mémoire de moi.
Lorsqu’étrangère, en une ville de douleur,
l’aube durcira tes paupières,
les douces larmes d’une pluie d’été
te berceront de musiques lointaines,
en mémoire de moi.
Frédéric Jacques Temple, Anthologie poétique amoureuse
*choix de la lectrice de Bertha Wegmann

4 réponses
Le portrait de la lectrice est de toute beauté, tellement naturel et d’une si grande finesse, le regard, le visage, les mains et sa position. Le poème qui l’accompagne est très touchant.
Merci Lali de nous faire découvrir tous ces beaux poèmes. J’aime beaucoup, beaucoup!
C’est en effet magnifique et cette image me touche énormément.
Le choix du poème est excellent.
Bravo, et merci pour ce joli moment.
J’apprécie aussi beaucoup cette toile; un regard profond et touchant chez cette lectrice qui s’harmonise tant avec ce poème!
Merveilleuse alchimie : les mots et l’art du peintre.
Merci pour ce petit moment de bonheur, Lali.