C’est un tout petit roman. Il ne fait même pas 150 pages. Et malgré son titre, le roman de Maria Àngels Anglada n’est pas triste. Malgré l’horreur qui se déploie jour après jour, le personnage de Daniel, qui s’était déclaré ébéniste à son arrivée au camp d’Auschwitz et qui peut pour une seule occasion pratiquer son métier de luthier, est plein d’espoir.
Ce violon qu’il doit fabriquer, qui doit avoir le son d’un Stradivarius s’il veut plaire à celui qui le lui a commandé, c’est peut-être ce qui l’empêchera de mourir comme tant d’autres. C’est pourquoi il s’y accroche si fort, c’est la raison pour laquelle son âme devient celle de cette pièce unique et aussi celle qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages.
Un tout petit roman, vous dis-je. Mais si intense, que vous aurez, comme Daniel, envie de croire qu’un violon peut peut-être vous ouvrir les portes de la liberté.

3 réponses
Ça me donne envie de le lire, ton tout petit roman…
Très beau blog…:)
Bienvenue chez moi Paule et au plaisir de te revoir.
Ce livre m’intéresse aussi… Je prends note!