Elle déposait sur la toile quelques couleurs, puis elle ouvrait le livre qu’elle traînait toujours avec elle. Les mots semblaient lui dicter les teintes, les nuances. Du moins éprouvait-elle ce sentiment obscur et inexplicable quand elle passait de l’un à l’autre. Comme elle ressentait aussi la lumière et les ombres dès qu’elle quittait ses pinceaux pour entrer dans les pages de son livre. Si bien que peindre et lire étaient devenus indissociables, non pas complémentaires, mais en fusion, comme elle l’était avec la mer qui vivait en elle.
*sur une toile de Giovanni Fattori

Une réponse
Lali, ton billet est magnifique et la toile m’inspire calme et sérénité!