Le jour se serait levé une fois de plus. Sans conviction, elle aurait fait les gestes qu’elle fait jour après jour. Du café. Ouvrir le journal. S’habiller.
Un train au loin lui aurait rappelé qu’elle ne pouvait pas rester là, prostrée. Que même si rien ne la tentait de cette vie qui l’attendait là-bas, il lui fallait sortir de son engourdissement. Parce que. Parce que. Parce que. La liste des parce que était si longue qu’elle franchit la porte pour ne plus les entendre.
*sur une toile de Donn Granros

2 réponses
Petit texte qui n’a l’air de rien mais qui en dit long!
Voilà où se trouve tout ton talent Lali!
J’aime beaucoup tes réflexions qui semblent anodines mais qui laissent planer dans l’air un parfum de petits bouts de vie remplis de poésie.
Lorsque je lis tes textes, Lali, il n’est pas rare qu’ils me reviennent en mémoire certains jours suite à de petits évènements. C’est là tout le charme de tes mots.