Elle regarde la pile devant elle. Comme je regarde aussi les miennes. Avec davantage de tendresse quand elles contiennent des livres qu’on m’a offerts ou écrits par des écrivains que j’ai côtoyés, que j’ai interviewés, avec qui j’ai correspondu, tels ces écrivains montréalais des escaliers du dimanche 7 juin. Journée que j’ai visitée à nouveau ces derniers jours avec beaucoup de bonheur. Peut-être parce que sur les 24 écrivains cités de ce dimanche, il n’y en avait que trois que je n’ai jamais rencontrés.
Et ont surgi de ma mémoire des images. Le piano à queue de Jean-Éthier Blais et sa collection de tableaux, tellement imposante qu’il les laissait appuyés en pile contre les murs, comme dans les galeries. Un Festival national du livre que j’animais où le fils d’Hélène Rioux avait accompagné la lecture de Yann Martel. André Major, l’écrivain rencontré pour une entrevue télé et avec qui j’ai travaillé à deux reprises à la radio de Radio-Canada, lui en tant que réalisateur, moi comme animatrice. Alice Parizeau et son accent polonais un après-midi d’hiver. Les yeux pétillants de Monique Proulx.
Et tous ces souvenirs d’une vie m’ont rendue heureuse. Et je me suis dit qu’un jour – peut-être, pourquoi pas – je continuerais à raconter ces anecdotes dans ma rubrique Mes rencontres littéraires que je nourris décidément trop peu… Et cette simple idée m’a fait sourire. J’ai encore des histoires pour cent ans!
*sur une toile de Roberto Diaz

Une réponse
Voilà un malheureux billet qui n’a pas de commentaires. La faute à qui?… je vais vous le dire et tant pis pour ceux qui ne seront pas contents :
Denise est en vacances et refuse de s’acheter un portable pour jouer sur la plage ou pendant qu’elle fait la cuisine. Inexcusable, bien sur!;
Lilas est en train de faire ses bagages. Ce qu’on trouve pas comme excuse pour ne pas laisser de commentaires;
Chantal, n’a pas envie de lire de posts de plus de trois lignes. Elle peut ainsi lire plus et avoir du temps libre pour se promener à Fontainebleau;
Puff fait un pied de nez à ce genre d’articles;
Béatrix et Sylvie ont déjà assez donné du côté des nanas qui regardent les piles devant elles. On sait déjà que ça se termine très mal ce genre d’histoires;
Flairjoy réfléchit à ce qu’elle pourra bien écrire sur un billet si trouble… Faut dire qu’il est tard à Montreal et qu’elle a enlevé ses lunettes;
Et moi, je me dévoue à écrire quelques bêtises pour que Lali puisse se rendre compta qu’au moins moi je m’intéresse à ce qu’elle fait. Mais en vérité je n’aime pas le billet. Enfin ce n’est pas vraiment cela. C’est que la fille est trop habillée et il fait si chaud. Alors entre nous… pourquoi cette fausse pudeur?…