Je connais ses silences et ses larmes. Et je sais que quand le livre reste fermé, même une caresse de ma main sur son visage endormi ne pourra rien effacer d’eux. Et pourtant, comme j’aimerais qu’elle y parvienne. Et pourtant, comme je voudrais gommer le noir dans le ciel, redonner de l’eau au ruisseau tari, de nouvelles ailes à l’oiseau qui ne peut plus quitter le sol.
Seul ce qui n’a jamais été peut s’effacer.
*sur une toile de Carolus-Duran
Une réponse
« La nature prouve qu’elle nous veut du bien puisqu’en nous donnant des larmes elle nous donne le meilleur : la sensibilité. »
Juvénal