Il n’est pas de sentences, de maximes, d’aphorismes, dont on ne puisse écrire la contrepartie. (Paul Léautaud)
Le lecteur de l’artiste d’origine russe Yehoshua Front a eu un sourire amusé quand il a lu la citation de Paul Léautand destinée à ce que mots vos inspirent. Aurait-il imaginé la répartie de quelques maximes? Pourquoi pas?
Libre à vous toute cette semaine – puisque les commentaires seront validés dans sept jours et pas avant – de créer de nouvelles maximes si l’envie vous en dit, de vous en tenir à la citation du jour ou de vous laisser inspirer par la toile du jour.
La citation est là pour que vous en fassiez ce dont vous avez envie!

Une réponse
Marcellina, si tu as une minute, viens me rejoindre dans le jardin. Il faut que je te parle.
J’arrive Angelo, je finis d’étendre le linge.
Me voilà, que veux-tu ? Assied toi près de moi ma chérie. Ouf, je suis fatiguée Angelo. Il y a tellement de travail et toi, tu n’arrêtes pas non plus.
Et bien, je t’explique. Depuis quelques jours, mon idée tourne dans ma tête et je vais te raconter. La semaine dernière lorsque je suis allé au village, j’ai bu un café avec les anciens. En les quittant, je suis passé au kiosque à journaux et mon regard a été attiré vers une revue sur la Sardaigne.
Que dirais-tu de vivre en Sardaigne ? Toute ma vie, j’ai travaillé dans la maçonnerie et toi Marcellina tu as élevé nos deux enfants avec tout l’amour qu’une mère peut donner. Tu as travaillé la terre pour nous nourrir et combien d’autres travaux encore ! Maintenant que nos deux fils sont mariés, je trouve que l’on peut penser un peu à nous. Qu’en dis-tu ?
J’ai vu dans ce magazine qu’à Porto-Istano, il y avait encore de jolies petites maisons modestes à vendre. J’ai vu des photos. C’est magnifique. Il paraît que la Sardaigne jouit d’un climat méditérranéen. Il y a des montagnes et la mer. J’ai lu que la mer est transparente et turquoise alors je me suis dit, voilà ce qu’il nous faut. Une petite maison, rien qu’à nous. Tu pourrais profiter de la plage et moi j’irai pêcher. Qu’en penses-tu Marcellina ? Nous pourrions nous faire une belle retraite en Sardaigne.
Je t’ai écouté Angelo et je pense que tu as entièrement raison. Il est temps pour nous de nous reposer. Je planterai de belles fleurs dans le jardin, avec ce doux climat, nous pourrions manger dehors et le poisson que tu pêcheras fera nos délices. Je suis d’accord.
Tu sais Angelo, nous n’étions pas mal ici dans le nord de l’Italie mais là-bas ce sera le paradis.
J’ai lu aussi des articles sur la Sardaigne et il paraît que les gens sont très chaleureux.
Angelino ! Demain, nous irons à la ville et nous prendrons des renseignements dans les agences immobilières pour faire le choix de notre petite maison.
Plus j’y pense, plus j’ai hâte d’y être ! Quelle heureuse idée tu as eu Angelino.
Tu sais ma chérie, maintenant je peux te l’avouer. Je craignais que tu me répondes non !
Oh ! Angelino…rappelle toi de ceci :
« Les grandes pensées viennent du cœur » de Vauvenargues.
Te rappelles-tu, lorsque certains soirs je te lisais certaines réflexions et maximes ?