Comme elle aimait ces matins – qu’elle n’oubliera jamais – où elle trouvait quelques lignes sur l’oreiller, écrites à la hâte avant qu’il ne parte dans la noirceur parce que la route était longue. Si longue qu’il arrivait tard et partait tôt. Comme elle aimait ces matins où elle lisait près de la fenêtre ces mots pleins de tendresse qu’on écrit en regardant dormir celle qu’on aime.
Il y a encore de tels matins. Plus rares. La route est si longue. Et il est si fatigué. Mais il y en a encore. Et il y en aura toujours.
*sur une toile d’Eduardo Chicarro y Agüera

2 réponses
Des grands bonheurs comme ceux-ci ne doivent pas se perdre…
Très joli tableau, j’aime beaucoup..