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Je l’avoue. J’ai hâte que certains meubles disparaissent pour faire de la place pour la pièce qui deviendra ma bibliothèque. C’est pourquoi j’ai tout de suite pensé à moi lorsque j’ai vu cette illustration signée Mckenzie Rose West. Moi dans quelques semaines.

En attendant, racontez-moi en quelques lignes ce que cette illustration évoque pour vous. Comme aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, vous avez plus que le temps de lire les textes déposés sur la toile de dimanche dernier et même de les commenter si vous le souhaitez, avant même de vous mettre à écrire. C’est avec plaisir que nous vous lirons.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous les envosmotistes et à celles et ceux qui les lisent.

2 réponses

  1. Les chats sont un peu surpris. Là où ils se lovaient sur un vieux sofa faisant pour moi double emploi, j’ai installé ma bibliothèque. Quelle joie pour moi de voir se réaliser enfin mon vieux rêve. Un local entièrement dédié aux livres. En plus des étagères qui couvrent la presque totalité des murs, j’y ai laissé un fauteuil confortable pour se blottir à l’aise si on a envie de bouquiner sur place. Sinon on emporte ses ouvrages sur le canapé du salon. Ou au jardin, ou à la cuisine, ou dans sa chambre. Là où on le souhaite et où on peut s’installer agréablement.
    Mais les chats ne l’entendent point de cette oreille. Je perçois combien ils regrettent le divan élimé saccagé par eux, tout empreint de leur salive et de leur odeur. Un peu de reproche et d’étonnement dans les yeux, ils assistent quelque peu contraints et sans vraiment le partager à mon nouveau bonheur. L’un d’eux a cependant déjà trouvé asile entre deux rangées de bouquins, dans un espace laissé libre pour accueillir peut-être un vase, ou une photo. Tant pis pour ces derniers. Je me rends à son regard implorant, et je le lui laisse, cet emplacement qui a l’air de plutôt lui plaire. Quant à mon autre félin qui montrait des signes de détresse, il tente semble-t-il de s’habituer tant bien que mal au fauteuil, que j’ai cette fois bien protégé d’une housse. Car je connais mes lascars.
    Je resterais bien près d’eux, à jouir du nouvel aménagement de la pièce. Mais je vais emporter l’ouvrage choisi sur la terrasse, puisque l’été s’annonce avec force. Mes amis à moustaches, qui aiment aussi prendre l’air, m’y accompagneront peut-être.

  2. Pieds nus dans l’aube. À l’heure où le soleil murmure aux nuages les souhaits tendres d’une journée heureuse. Je marche, comme un funambule, sur les nuages blancs qui regardent les oiseaux voler. Libres. Heureux.
    Le temps qui passe n’a besoin de personne pour s’épanouir.

    Un rayon de soleil caresse ma Mont Blanc noire à l’encre bleue, couchée sur la feuille blanche, comme une vierge qui attend son premier amour.

    Je me dis que, quelque part, une fille pianote sur les reliures des livres endormis dans son étagère, presque bien rangés, pour choisir celui qui la fera, à son tour, marcher sur les nuages.
    D’autres nuages. Ou peut-être pas. Qui sait?… Les nuages des rêveurs se ressemblent tellement. Comme les silences des émeraudes de son regard.

    Il se peut qu’elle finisse par choisir un de ces bouquins où j’ai autrefois laissé quelques tendresses en guise de dédicace. Et que l’encre presque effacée chuchote à son cœur les mots qu’elle aimerait entendre. À l’heure où le soleil murmure aux nuages les tendres souhaits d’une nouvelle journée heureuse.

    Et je devine son sourire. Pieds nus dans l’aube.

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