
Pour entamer le mois de juillet, souvent consacré aux vacances, j’ai choisi pour vous cette illustration d’Alice Lindstrom où camping et lecture sont à l’honneur.
À vous maintenant d’animer cette scène en vos mots, en vers ou non, comme il vous plaira. C’est avec joie que nous vous lirons au moment de la validation des textes dans une semaine, et pas avant, comme le veut l’habitude instaurée il y a déjà plus de douze ans.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!
2 réponses
C’était chaleur et poussière
Au bout d’un lieu ignoré
Le camping et ses galères
Pour les vacances d’été
On s’en allait voir la plage
Apprendre tous ces mots blessants
Les mômes sont tous des sauvages
Mais les orphelins sont si gênants
On avait le verbe incertain
Pour ne pas dire embarrassé
On regardait les filles de loin
Avec la crainte de leur parler
Elles et leurs airs de maharané
Un peu moins belles qu’inutiles
Nous regardaient avec pitié
Pauvres gamins malhabiles
Marc lisait souvent de la poésie
Pour la sérénité de l’âme disait-il
Moi, Enid Blyton et compagnie
Je n’étais pas aussi difficile
Est-ce qu’on peut être malheureux
Si on n’a jamais connu le bonheur
Marc s’en est allé voir les dieux
Son souvenir est dans mon cœur.
L’heure de midi était propice
A une pause bienfaitrice.
Chacun plongé dans son bouquin,
En contait quelques bribes au chien.
C’était l’heure de l’apéritif,
Et dans un mouvement instinctif
Tous deux avec avidité
Dévoraient les livres emportés.
Ils retardaient l’instant unique
De savourer leur pique-nique,
Puis de plonger sans plus d’attente
Pour une sieste sous la tente.
Ainsi se passaient leurs vacances,
Sillonnant quelques coins de France,
Découvrant sa littérature
Au fil de jolies pauses lecture.