Le monde est trop fier pour me lire;
Je n’écris que pour mes amis.
J’aurais voulu te présenter
Un cadeau plus digne de toi,
Plus digne de ton âme fière
Où domine un rêve sacré,
De ta limpide poésie
Et de tes sublimes pensées.
Mais qu’importe! Sois indulgent.
Prends cette suite de chapitres
À la fois plaisants et tragiques,
Populaires et éthérés.
Ils disent, ces fruits de mes veilles,
De mes joueuses rêveries,
De ma jeunesse disparue,
Ce qu’a vu l’esprit trop lucide
Et ce que le cœur a souffert.
(extrait d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine)
*toile d’Eastman Johnson

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